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Huile de palme : Opalm et l’État  camerounais posent la première pierre d’une souveraineté retrouvée

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L’État et Opalm ont scellé, ce mercredi 8 avril à Lengué dans le Moungo, le passage à l’acte d’un partenariat public-privé à 45 milliards de FCFA. Sur 40 hectares, ce programme à cinq usines vise à résorber un déficit annuel de 150.000 tonnes d’huile de palme tout en garantissant 5 milliards de revenus aux planteurs villageois. Une stratégie industrielle qui promet de réconcilier souveraineté économique et dignité rurale.

Au lendemain d’une grosse pluie qui avait rendu les pistes du Moungo incertaines, c’est sous un ciel impitoyablement dégagé et une chaleur écrasante que s’est jouée, ce 9 avril 2026, une page décisive de l’économie agricole camerounaise. Sur un site tentaculaire de 40 hectares, le partenariat public-privé scellé entre l’État et Opalm est entré dans sa phase concrète.

Lire aussi :Filière palmier à huile : Opalm prend service  

Dans une atmosphère empreinte de solennité, de lumière et porteuse d’espérance, la localité de Lengué a connu la présence conjuguée des autorités administratives, politiques et locales. Le ministre de l’Agriculture, Gabriel Mbaïrobe, a donné le véritable coup d’envoi de l’opérationnalisation du cahier des charges Opalm/État, en posant la première pierre de l’huilerie de Lengué.

Renaissance industrielle

Dans son allocution, le ministre n’a pas manqué de rendre à cette terre ce qui lui appartient. « Le Moungo est la capitale agricole du Cameroun. C’est ici que l’on produit le Poivre de Penja, l’un de nos fleurons à l’international », a-t-il rappelé avec emphase. Un satisfecit destiné à rappeler que l’implantation de cette usine à 9 milliards de FCFA n’est pas un hasard : elle vient combler le fossé entre la fertilité légendaire de la région et la vétusté d’un appareil productif où « plus de 60% des plantations dépassent les 40 ans ».

Cette synergie entre le public et le privé est présentée comme le seul remède à l’atonie de la filière. « Le gouvernement, avec le partenariat public-privé, met en place une stratégie pour augmenter la production », a insisté Gabriel Mbaïrobe, confirmant que l’État se positionne désormais en catalyseur plutôt qu’en opérateur direct. Un alignement stratégique salué par Tarek Daoud, Directeur Général d’Opalm : « Ce projet s’inscrit dans la dynamique nationale du développement et de la transformation de notre agriculture. »

Lire aussi :Huile de palme : Opalm veut passer de 7000 tonnes de production annuelle à 25 000 tonnes   

Sur les 40 hectares de ce site stratégique, où les pelleteuses s’activent déjà aux côtés des pépinières, l’émotion était palpable chez les populations riveraines. Mme le Maire de Mbanga, Henriette Ejake Mbonda prenant la parole, n’a pas caché sa satisfaction teintée d’espoir. Si elle s’est réjouie de voir le béton remplacer la jachère, elle a surtout lancé un appel vibrant : « Que cet investissement en appelle d’autres. Nous avons la terre, nous avons les bras, nous avons besoin que d’autres partenaires suivent l’exemple d’Opalm. »

Rendement et dignité

Un plaidoyer qui résonne comme une urgence sociale. Car au-delà des 5 milliards de FCFA de garantie d’achat annuelle promis aux planteurs villageois, c’est bien la dignité de tout un bassin de vie qui est en jeu. « Nous voulons impacter la vie des populations. Investir dans les zones rurales est une priorité », a martelé Patrice Yantho, Coordonnateur du projet, en écho aux attentes des producteurs dont le rendement plafonne actuellement à 500 kg par hectare.

Lire aussi : Filière huile de palme : accord parfait entre Socapalm,Opalm et les planteurs  

Au terme de cette séquence fondatrice, les chiffres parlent d’eux-mêmes et dessinent une bascule : 45 milliards de FCFA d’investissements, 5 huileries, 108 000 tonnes de production annuelle attendues, 9 milliards engagés à Lengué, 8 milliards à Eséka, une montée en capacité de 7 000 à 25 000 tonnes, 450 emplois directs, 1 200 emplois indirects, plus de 300 planteurs encadrés, 170 km de pistes rurales entretenues, des milliers de tonnes déjà sécurisées et jusqu’à 5 à 6 milliards de FCFA d’achats agricoles par an injectés dans les économies locales. En face, un défi : 150 000 à 200 000 tonnes d’importations représentant plus de 100 milliards de FCFA à résorber.

Cheikh Malcolm EPANDA

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