Le 22 janvier 2026, la Présidence de l’Observatoire International de la Diplomatie Territoriale (OIDT) a décidé de faire de Marie Florence Hond, la responsable du Pôle Plaidoyer et Influence. Une nomination qui distingue l’Afrique et le Cameroun en particulier. Dans cette interview, la PDG de Flomik, revient notamment sur sa nomination et ses missions à l’OIDT.
Parlez-nous de l’OIDT ?
L’Observatoire International de la Diplomatie Territoriale (OIDT) est une structure internationale d’analyse, de réflexion stratégique et d’action dédiée à la diplomatie territoriale, à la coopération décentralisée et au positionnement stratégique des territoires dans les dynamiques multiniveau. Basé en France, l’OIDT agit comme un outil d’expertise et d’influence, visant à renforcer la reconnaissance des territoires comme acteurs à part entière des relations internationales ; accompagner les institutions locales dans leurs stratégies de rayonnement ; produire des analyses, recommandations et orientations stratégiques en lien avec les enjeux contemporains de gouvernance territoriale.
Comment vous sentez-vous après votre nomination ?
Cette nomination est tombée le 22 janvier 2026, la Présidence de l’Observatoire International de la Diplomatie Territoriale (OIDT), à l’issue d’un processus interne fondé sur l’évaluation des compétences, de l’expertise et de l’engagement en faveur de la diplomatie territoriale. Je ressens avant tout un profond sentiment d’honneur, mais surtout une responsabilité accrue. Cette marque de confiance m’engage à contribuer activement au rayonnement des territoires à travers des mécanismes structurés de plaidoyer et d’influence stratégique.
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En quoi consistera concrètement votre mission au sein de l’OIDT ?
En tant que Responsable du Pôle Plaidoyer et Influence, mes missions consistent principalement à concevoir, coordonner et mettre en œuvre les stratégies de plaidoyer de l’Observatoire ; développer et consolider les relations institutionnelles et partenariales, tant au niveau national qu’international ; contribuer au rayonnement, à la visibilité et au positionnement stratégique de l’OIDT ; participer à l’élaboration de notes stratégiques, documents d’orientation et actions d’influence auprès des décideurs publics et des acteurs clés.
Cette nomination s’inscrit dans un parcours international déjà reconnu. Pouvez-vous revenir sur ces distinctions ?
Effectivement, cette nomination s’inscrit dans la continuité d’un parcours marqué par plusieurs reconnaissances et responsabilités à l’international, dans les domaines de la diplomatie, du sport, de la jeunesse, de l’éducation, du lobbying et du plaidoyer.

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J’ai notamment été nommée Ambassadeur de Bonne Volonté de l’International Youth Fellowship (IYF), organisation internationale basée en Corée du Sud, engagée dans le leadership des jeunes et la coopération interculturelle. J’exerce également les fonctions de Directrice Nationale de la World Sports Alliance (WSA), basée à Genève, ainsi que celles de Chairman des Présidents de l’Alliance Mondiale du Sport, des responsabilités qui traduisent une reconnaissance de mon leadership à l’échelle internationale.
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Par ailleurs, je suis Spécialiste du Mind Education, à l’issue d’une formation suivie en Corée du Sud, un champ d’expertise orienté vers le développement du capital humain, du leadership et de la transformation sociale. Je suis également partenaire de la Fédération Internationale du Sport Scolaire (ISF) ainsi que de la Fédération Africaine du Sport Scolaire (FASS), ce qui me permet de contribuer à des dynamiques structurantes en faveur de la jeunesse et de l’éducation par le sport. Enfin, j’assure la fonction de Représentante pays de l’ONG Migrations et Climat International, basée en France. L’ensemble de ces responsabilités s’inscrit dans une logique de cohérence d’action et de synergie, mais surtout au positionnement stratégique du Cameroun dans les espaces internationaux.
Quel impact cette nomination peut-elle avoir pour le Cameroun ?
Cette nomination constitue une opportunité stratégique pour le Cameroun, notamment en matière de visibilité internationale des territoires camerounais ; le renforcement de la coopération décentralisée et territoriale ; l’intégration des collectivités territoriales camerounaises dans les réseaux internationaux de diplomatie territoriale ; la mobilisation de partenariats techniques, financiers et institutionnels au bénéfice du développement local. Elle ouvre également la voie à un transfert d’expertise, à un meilleur plaidoyer pour les priorités territoriales camerounaises et à un leadership plus affirmé du Cameroun dans les dynamiques internationales de gouvernance territoriale.
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Entretien avec Valgadine TONGA






