Upc-Manidem : fin de formation de la première cuvée d’apprenants

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La cérémonie du 22 avril 2019 au quartier Deïdo à Douala, marquait la sortie de la première promotion Moukoko Priso de l’école de formation de ce parti politique.

L’ambiance est celle d’un grand jour ce lundi après-midi pour les militants de l’Upc-Manidem arrivés en fin de formation. C’est remarquable à travers leur vêtement. Six apprenants, habillés en tenue de cérémonie aux couleurs et effigies du parti, assis de façon studieuse, et fiers de recevoir leurs parchemins. Comme il est de coutume dans ce parti politique, tout commence par une minute de silence, en mémoire des patriotes et martyrs décédés.

Doris Blanche Manikeu Ngansi, porte parole de la promotion, dans son mot de bienvenue, exprime, au nom de tous ses camarades, sa gratitude à l’endroit de ses enseignants. Tout en parcourant brièvement quelques modules qui ont été à la base de leur formation, elle reconnaît avoir gagné en connaissances. Elle déclare être aujourd’hui aguerrie pour la lutte politique. «Nous sommes désormais préparés à continuer le combat que nos pères fondateurs nous ont laissés». Content de son statut de militant plein, elle appelle d’autres jeunes de se joindre à eux pour construire une Afrique plus meilleure et nouvelle.

Hommage à  Moukoko Priso

Ces propos  vont dans le même sens que ceux de Tsel Henriette, autre récipiendaire : «J’ai 27 ans de militantisme au sein de ce mouvement politique mais c’est à travers cette formation que j’ai compris les bases de mon parti et de la lutte». Son camarade de promotion ajoute : «Je suis arrivé par curiosité mais je suis resté par conviction.»

Plus que de la satisfaction de la part de ces étudiants finissants dont la sortie a été baptisée Promotion Moukoko Priso, en hommage à ce mathématicien et intellectuel de haut vol, par ailleurs, secrétaire général de ce parti politique décidé en 2018. Le public aura ensuite droit à une prestation de serment des récipiendaires selon la tradition upéciste.

Invité pour la circonstance en tant que membre d’un parti frère partageant la même idéologie socialiste, Frank Essi,  secrétaire général du Ccp, salue l’engagement de ces jeunes. «C’est un exercice difficile et de plus en plus rare de voir la jeunesse s’engager d’une si belle manière en politique. Beaucoup de personnes de cette tranche d’âge aujourd’hui, aiment semer et récolter rapidement». Selon le Sg du Ccp, se former en politique ça prend énormément du temps. «Tout n’est pas d’être formé mais il vous faut aller maintenant à la conquête des masses», rappelle-t-il à ses apprenants.

Un message presqu’identique à celui d’Albert Moutoudou,  le président de l’Upc-Manidem. « La lutte politique est l’art d’enfoncer le clou et il n’est jamais totalement enfoncé. Il faut taper dessus tous pour arriver ou tendre à votre objectif. Le but final est de faire de ces récipiendaires des personnes indéboulonnables sur la scène politique camerounaise», argue-t-il. Une recommandation, qui n’est pas loin d’un des slogans de ce vieux parti politique révolutionnaire, par ailleurs, l’une des multiples tendances de l’Upc traditionnelle, «se former sans cesse pour mieux lutter».

Félix ÉPEE

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