Changement climatique : La Sosucam perd 10 milliards de FCFA

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Louis Yinda, le Président directeur général de l’entreprise Sosucam, a indiqué cela à la presse vendredi dernier.

10 milliards de FCFA. C’est la perte qu’a enregistrée la Société Sucrière du Cameroun (SOSUCAM) au cours de la campagne sucrière 2015-2016, du fait de la chaleur. Au cours de la cérémonie de présentation de vœux de Nouvel An qui a eu lieu le 17 février 2017, Louis Yinda, le Président directeur général (PDG) de SOSUCAM, l’a révélé à la presse. Il est à préciser que l’invasion du marché local par le sucre de la contrebande a doublé lesdites pertes. Ce qui justifie le énième appel de SOSUCAM à l’endroit du Gouvernement, à qui il demande de tout mettre en œuvre pour combattre le phénomène qui bloque la production de l’entreprise et la place dans une situation de concurrence déloyale.

Louis Yinda, le Président directeur général de l’entreprise Sosucam, a indiqué cela à la presse vendredi dernier.

Mutations qui parle aussi de cette information souligne que Sosucam «dénonce «les pénuries» fréquentes de sucre, qu’elle juge «plus artificielles que réelles, dues à des pratiques spéculatives véreuses de certains grossistes sans scrupules». Toutefois l’entreprise envisage de revoir à la hausse ses ambitions pour la campagne sucrière 2016-2017 qui s’est ouverte en octobre 2016.

SOSUCAM veut dépasser le cap des 126 000 tonnes de sucre produites sur les deux sites de Mbandjock et Nkoteng. L’entreprise compte aussi procéder à l’ouverture d’un nouvel entrepôt à Yaoundé. Ceci dans le cadre d’une stratégie qui vise à rassurer le consommateur de la disponibilité en qualité et en quantité du sucre de sa marque.

À titre de rappel, soulignons que cette entreprise produit par an 126 000 tonnes de sucre. La demande nationale est évaluée à environ 200 000 tonnes. Et on sait que chaque année, le Gouvernement accorde des agréments à certains importateurs pour faire entrer légalement du sucre. Ceci dans l’optique de combler la partie de la demande non couverte par SOSUCAM. «C’est donc une brèche dans laquelle s’engouffrent généralement des importateurs véreux pour faire entrer des stocks plus importants que ceux autorisés dans le pays», écrit Mutations.

Source : Cameroun-info.net par Liliane.J.NDANGUE

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