Septentrion : un vivier économique sous-exploité

0

Avec un sol favorable aux cultures agraires, un sous-sol riche, une filière bovine développée, le Septentrion représente toute une niche d’affaires, de débouchés à même d’impacter sur le développement du Cameroun.

Investir au Sahel et développer le Cameroun. C’est en gros, la finalité du concept Sahel Business Week, comme l’a expliqué son promoteur, Daniel Kalbassou, Directeur général de la microfinance Crédit du Sahel. Devant les opérateurs économiques et médias réunis dans la salle de conférence du Gicam, jeudi 25 juillet 2019, l’homme d’affaire a martelé les grandes lignes du Sahel Business Week, qui aura lieu du 24 août au 3 septembre à Maroua, Ngaoundéré et Garoua.

Il sera question, durant ce rendez-vous parrainé par Aissa Doumara Ngantansou, d’amener les investisseurs nationaux et étrangers  «voir de leurs propres yeux comment nous vivons, repérer de nouveaux partenaires, représentants, clients et apprécier les nouvelles niches d’affaires latentes ou manifestes.» En martelant que les médias à travers une caricature toujours sombre et effrayante du Grand Nord font fuir les investisseurs, Daniel Kalbassou soutient qu’il est temps de changer cette vision des choses. «Les pays occidentaux ont souffert et souffrent encore des risques d’attentats, mais ils restent debout. Les affaires transcendent tous ces problèmes, si les mesures adéquates sont prises

Avec un sol favorable aux cultures agraires, un sous-sol riche, une filière bovine développée, le Septentrion représente toute une niche d’affaires, de débouchés à même d’impacter sur le développement du Cameroun. En martelant que les médias à travers une caricature toujours sombre et effrayante du Grand Nord font fuir les investisseurs, Daniel Kalbassou soutient qu’il est temps de changer cette vision des choses. «Les pays occidentaux ont souffert et souffrent encore des risques d’attentats, mais ils restent debout. Les affaires transcendent tous ces problèmes,

Daniel Kalbassou.

A travers Sahel Business Week, les atouts du Septentrion, hélas ignorés et sous-exploités, seront appréciés par chacun. On sait que la main d’œuvre dans les régions Septentrionales est «nombreuse et moins chère», argumente Daniel Kalbassou. Et d’ajouter que les productions agricoles en 2018 étaient intéressantes, bien que peu utilisées.  La région du Septentrion a produit 2.400.000 tonnes de sorgho et de maïs, essentiellement entre Ngaoundéré et Maroua ; 400.000t d’oignons produits ; 320.000t de riz produits entre le Mayo-Danay et le Logone, et la Bénoué ; 1.600.000t d’arachides et de soja ont été produits.

Au niveau de l’élevage, les trois régions –Adamaoua, Nord, Extrême-Nord- comptent 2.500.000 têtes de bœufs. On compte 5.500.000 têtes de petits ruminants (chèvres, moutons). «Le sous-sol est riche en marbre, malheureusement le Cameroun importe encore le marbre d’Europe. Le sous-sol est également riche en eau, en sable. Un camion de sable à Douala coûte entre 160.000 Fcfa et 200.000 Fcfa. A Maroua ça coûte 10.000 Fcfa. Ces produits sont les matières premières pour les brasseries, il suffit de doubler la production. Les provenderies ont besoin de maïs ; les huileries ont besoin de soja, les biscuiteries ont besoin de riz ; les laiteries ont besoin de lait que certains importent, alors qu’on en a sur place au Cameroun. Vous voyez qu’il y a les potentialités énormes dans le Septentrion», assure le Directeur général de Crédit du Sahel. Une microfinance qui accompagne les activités de plus de 100.000 paysans.

Valgadine TONGA

Share.

About Author

Laisser un commentaire