Sécurisation du chantier routier Mora – Dabanga – Kousseri : le Kenya à l’école camerounaise

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Durant toute une semaine, la délégation kényane, constituée de 15 hauts responsables, s’est abreuvée à l’école de la stratégie camerounaise en matière de construction routière en zones de conflits, brillamment implémentée sur l’axe Mora – Dabanga – Kousseri, par le ministre des Travaux Publics.

Malgré les conditions sécuritaires assez précaires dans les régions du Septentrion camerounais, par le fait des exactions criminelles des bandes armées terroristes de Boko Haram, le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a opté pour la stratégie de construction de la route Mora – Dabanga – Kousseri, en régie avec l’expertise avérée du Génie Militaire. C’est ainsi, qu’avec le financement de la Banque Mondiale, les travaux suivent sereinement leur court d’exécution.

Cette réussite extraordinaire a attiré toute l’attention des autorités Kényanes, qui se retrouvent très curieusement dans la même situation sécuritaire que le Cameroun, avec les attaques perpétrées par les groupes terroriste Al-Shabab, venant de la Somalie, paralysant ainsi la libre circulation des biens et des personnes dans presque 4 régions de la partie Nord-Est du Pays.

C’est dans ce contexte que le gouvernement Kenyan envisage de construire un important réseau routier qui traversera cette partie Nord-Est du pays ; afin de désenclaver ces grandes régions de Garissa, Wajir, Mandera et Isiolo.

L’expérience camerounaise à l’honneur

Durant toute une semaine, la délégation kényane, constituée de 15 hauts responsables, s’est abreuvée à l’école de la stratégie camerounaise en matière de construction routière en zones de conflits, brillamment implémentée sur l’axe Mora – Dabanga – Kousseri, par le ministre des Travaux Publics.

Julius Korir.

La forte délégation de 15 hauts responsables du gouvernement kényan qui séjourne au Cameroun du 13 au 17 mai 2019, dans les fleurons d’une coopération Sud-Sud. Elle est venue s’inspirer de l’expérience du ministère des Travaux Publics, notamment en ce qui concerne les stratégies sécuritaires utilisées, pour maintenir à la fois l’avancement des travaux dans une zone en proie à l’insécurité, mais aussi la confiance des bailleurs de fonds, comme la Banque Mondiale, qui continue à financer et à contrôler ledit projet, sans craintes.

Le Chef de la délégation kényane, Julius Korir, n’a pas tari d’éloge à l’endroit du ministre Nganou Djoumessi, et surtout à l’endroit du professionnalisme de l’équipe projet du Génie Militaire, sous la conduite du Colonel Jackson Kamgaing. C’est avec des échanges de présents symboliques que les délégations camerounaises et kényanes se diront au revoir, avec un engagement ferme de poursuivre ce partenariat Sud-Sud, pour une Afrique qui gagne.

Samuel BONDJOCK

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