Lutte contre le chômage : la réponse qui vient du secteur portuaire

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Acconiers, consignataires des navires, manutentionnaires…le port est un grand pourvoyeur d’emplois, hélas très peu connu du public. La 8ème édition du Salon international des métiers et de l’emploi qui s’est ouvert à Douala, a pour objectif de vulgariser les métiers du secteur portuaire.

C’est qui un amateur ? La question peut sembler anodine pour certains, mais elle est pourtant à la base du fil conducteur de l’acte 8 du Salon international des métiers et de l’emploi, Sime. Promotrice du Salon, Débora Tonye Mwaebeme raconte qu’après sa prise de fonction dans ses nouveaux services, elle a une inquiétude. En face de son bureau, se trouve le groupement des amateurs. Débora pense alors que les amateurs sont des vendeurs d’armes. Que non ! Quand l’explication détaillée lui est donnée, sa curiosité s’étend aux autres métiers de l’espace portuaire. Et il y en a un rayon. D’où le thème «Emplois portuaires, une marée d’opportunités». Comme l’explique la promotrice, «il est question de vulgariser ces différents métiers qui ne sont pas connus des jeunes, des élèves, des étudiants encore moins des parents. C’est toute une marée d’opportunités

Acconiers, consignataires des navires, manutentionnaires…le port est un grand pourvoyeur d’emplois, hélas très peu connu du public. La 8ème édition du Salon international des métiers et de l’emploi qui s’est ouvert à Douala, a pour objectif de vulgariser les métiers du secteur portuaire.

Visite des stands au Sime 2019.

Secrétaire général du Syndicat national des transitaires transporteurs et acconiers du Cameroun, (Syntrac), Albert Etoundi présente quelques débouchés. «Dans le secteur portuaire, vous avez le transport maritime et dans ce transport maritime, interviennent les armateurs, les consignataires des navires, les agents maritimes. Vous avez aussi les aconiers, qui se chargent de décharger et charger les bateaux. C’est une opération de manutention qui peut être faite avec le matériel du navire ou manuellement, lorsqu’il s’agit par exemple des sacheries. Vous avez aussi les manœuvres qui travaillent dans les cales, qu’on appelle les caliers ; les grutiers qui conduisent les grues ; les chefs panneaux qui guident la grue, les caristes ; les manutentionnaires simples ; les transitaires ; les commissionnaires en douane, les déclarants…»

Certifications internationales

C’est dire combien les métiers du secteur portuaire sont vastes. Les élèves et étudiants qui arpentent les stands du village du Sime, situé au Club Pad à Douala, sont émerveillés, de savoir qu’il y a d’autres métiers en dehors du droit, de la communication, notamment. Du 13 au 15 mars, ils échangeront directement avec les responsables entreprises et les écoles de formation professionnelle, comme Global Dominium Institute. Cet institut offre des certifications internationales en transport, logistique, supply chain…, une autre surprise pour certains étudiants en visite dans le stand.

«Les Camerounais ne sont pas au courant de ces débouchés du secteur portuaire parce qu’ils ne sont pas formés dans ces domaines. Ils sont formés sur le tas. Les seules écoles qui forment dans ces métiers sont l’IUT, les écoles de formation qui sont présentes au salon. Et elles ne forment qu’en logistique et transport. Comme les chefs d’entreprises sont présents, il faudrait à l’avenir voir ce qu’il faut enseigner aux étudiants pour qu’ils soient opérationnels quand ils viendront travailler au port. C’est l’objet même de ce salon.» Dans son allocution d’ouverture, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Issa Tchiroma confesse : «Ce que vous êtes en train de faire est d’importance vitale pour notre pays», non sans promettre un réel soutien à l’organisation du salon.

Valgadine TONGA

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