Grand dialogue national : le Cameroun au chevet du grand malade NoSo

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La grand-messe qui s’est ouverte il y a deux heures au palais des Congrès de Yaoundé, réunit des centaines de participants venus de tous les horizons dans le but de trouver les voies et moyens d’en finir avec le conflit qui secoue les régions anglophones depuis trois ans, avec comme conséquences : 3 000 morts, près d’un demi-million de déplaces, 40 000 réfugiés.

Bienvenue à Yaoundé, la capitale du dialogue national. Bienvenue au palais des Congrès, le théâtre de la grand-messe qui a pour but de prêcher la paix et la réconciliation entre les camerounais et leur pays, bien au-delà des différences ethniques et de certains clivages sociologiques entretenus par une certaine élite. Bienvenue à ce rendez-vous historique dont le jeu et les enjeux suffisent à comprendre tout l’intérêt qu’elle revêt pour les populations mais aussi pour le régime régulièrement cité au tribunal du peuple comme le principal mise en cause de la crise anglophone. L’heure est à l’apaisement. Pas aux procès d’intention encore moins aux conflits.

Les travaux qui se sont ouverts ce matin par une séance plénière vont courir jusqu’à vendredi. Les participants ont donc cinq jours pour trouver le ou les remèdes miracles susceptibles de guérir ce grand malade qu’est le NoSo. Ces dix derniers jours, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a consulté sous un rythme effréné des chefs de partis politiques, des leaders d’opinion et associatifs de tout ordre, des chefs traditionnels et religieux afin de récolter leurs propositions et d’arrêter la liste des participants à ces assises. A l’épreuve des faits, force est de constater que ce grand dialogue national convoqué par les bons soins du président Paul Biya génère beaucoup d’espoir au Cameroun, mais beaucoup d’incertitudes aussi.

A vos marques, prêts, dialoguons !

Sous les consignes de George Ewane, désigné porte-parole de ces assises où huit commissions seront formées. La commission sur le bilinguisme, la commission sur la diversité culturelle et de la cohésion sociale, la commission sur le système éducatif, la commission sur la justice, la commission sur la reconstruction et le développement, la commission sur la décentralisation et le développement local. La commission sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration et la commission sur la diaspora. Celles-ci ont pour objectif d’examiner toutes les questions identifiées comme susceptible de promouvoir le retour de la paix dans les régions anglophones. C’est également l’opportunité de consolider le modèle de la coexistence de toutes les composantes de la Nation en général.

Composée chacune d’environ 50 membres, les commissaires des 8 commissions constituées, seront tirés de toutes les couches de la société. Des personnes et des représentants du Parlement, des politiciens, des leaders d’opinion. Mais aussi des intellectuels, des hommes d’affaires, des autorités traditionnelles etc. Il faut noter que la diaspora camerounaise sera représentée, de même que les représentants des forces de sécurité et de la défense. A vos marques, prêts, dialoguons !

Daniel NDING

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