Scène : Des larmes au Festival du rire

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La salle de l’Institut français de Douala a fait le plein ce jeudi 3 novembre 2016 à la faveur de la première édition du Festival du rire.

La salle de l’Institut français de Douala a fait le plein ce jeudi 3 novembre 2016 à la faveur de la première édition du Festival du rire.

«Je n’en peux plus. S’il vous plait, une pause», «C’est trop. J’ai mal aux côtes mon Dieu !»…Ce sont quelques exclamations de spectateurs au Festival du rire. Pour la première édition qui s’est déroulée à l’Institut français de Douala -le jeudi 3 novembre 2016-, l’organisation n’a pas fait dans la dentelle. A l’affiche, Major Asse alias ‘‘la copine internationale’’, Moustik le Karismatik et Markus. C’est Markus qui lance les hostilités. Son ‘‘One man show’’ est une succession d’anecdotes qu’il conte, sur un accent ‘‘bassa’’ très prononcé qui fait sa particularité. Le public ne cache pas sa joie. Du début à la fin de son spectacle, c’est du rire à profusion, des acclamations.




Moustik le Karismatik poursuit dans la lancée. Sa comédie est une caricature d’un chauffeur de «Taksi» en pleine conduite dans la ville de Douala. Les injures, la violation des feux de signalisation…l’histoire est si bien écrite, si hilarante qu’elle fait couler des larmes de joie. N’en pouvant plus des rires, une spectatrice regagne la porte au pas de course, les yeux larmoyants. Aussi tôt elle rentre que Major Asse monte sur les planches. ‘‘La copine internationale’’ emporte le public avec l’histoire des camerounaises qui appliquent des mixtures insoupçonnables sur leurs peaux pour devenir blanches. Hélas, «il y a toujours certaines parties du corps, le coude, les oreilles, les pieds qui veulent garder la couleur locale». Et quand le décapage échoue, «on t’appelle au quartier Fanta-Coca». Après environ deux heures de fou rire, le rideau tombe. «Il était temps que le spectacle finisse. Je n’en pouvais plus. Je me suis tellement marrée que j’ai des céphalées», commente une spectatrice.




Le Festival du rire est une idée d’un jeune camerounais, Philippe Stéphane  Eloka, responsable de l’agence  Prestcom Event qui fait dans la production évènementielle. Le Festival du rire est née de son amour pour le «rire et je me suis dis que nous avons des humoristes talentueux qui vivent dans notre pays et qui ont déjà le courage de faire des prestations sur les scènes internationales. Alors pourquoi ne pas créer une plateforme au Cameroun qui sera régulière et qui va leur permettre de s’exprimer parce que ce n’est que pendant les mariages généralement qu’ils peuvent le faire ? La deuxième raison c’est que je me suis dis que le festival est un moment de détente après le boulot. Il faut venir rire pour se relâcher.» L’initiative est louable. Surtout quand on sait que les artistes sont récompensés. «Les artistes sont payés. Nous faisons comme nous pouvons et pour l’instant nous avons comme partenaire Castel à qui je dis merci. On espère qu’il va continuer à nous suivre. Nous avons aussi l’Institut français qui suit le projet.» Quid de la périodicité du Festival du rire? «Le rendez-vous peut être trimestriel, annuel, en fait c’est en 2017 qu’on sera vraiment fixé, rassure le promoteur. Là c’était un coup d’essai pour savoir si le festival va plaire au public et on a vu qu’il a plu aux consommateurs donc on va pérenniser l’évènement.»

Valgadine TONGA

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