Changements climatiques : Friedrich Ebert tire la sonnette d’alarme

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En début de semaine, la fondation a mis en face des journalistes et membres des Osc, des experts pour leur expliquer les enjeux de la préservation de la nature.

Du 11 au 12 mars 2019, la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (Fes) a tenu dans ses locaux du quartier Bastos à Yaoundé un atelier de formation sur le thème « Médias et transformation sociale écologique au Cameroun ». Pour planter le décor, le Représentant résident Cameroun/Afrique centrale de la Fes, Friedrich Kramme-Stermose a simplement rappelé que la population camerounaise est jeune et a une longue vie devant elle, mais risque de faire face aux problèmes environnementaux si rien n’est fait.

Divers experts ont dès lors attiré l’attention des participants sur les menaces environnementales dues essentiellement au développement, conçu comme l’amélioration des conditions et de la qualité de vie d’une population. C’est dans ce processus que la nature est aujourd’hui attaquée, violentée et détruite de toute part. Cela passe par la déforestation sauvage, l’exploitation anarchique des sols et sous-sols, la destruction des espèces protégées entre autres. Toute chose qui participe au déséquilibre de l’écosystème et affecte le climat dans l’ensemble en provoquant son réchauffement. Le Cameroun en particulier  et le monde entier en général serait en train d’aller sur la mauvaise voix. Tous les pays sont concernés, comme l’a rappelé Wagnoun Valentin, Consultant/ Expert des politiques climatiques. L’une des conséquences directes étant la menace sur la sécurité de toute part.

En début de semaine, la fondation a mis en face des journalistes et membres des Osc, des experts pour leur expliquer les enjeux de la préservation de la nature. Du 11 au 12 mars 2019, la Fondation Friedrich Ebert Stiftung (Fes) a tenu dans ses locaux du quartier Bastos à Yaoundé un atelier de formation sur le thème « Médias et transformation sociale écologique au Cameroun ».

Les participants en travaux.

Piste de solutions

Pour réduire la menace sur l’environnement, puisque le constat fait est que l’on ne peut pas l’arrêter du fait des exigences de développement, les experts recommandent alors la modification de l’empreinte écologique de chacun. Empreinte écologique étant entendue comme le mode de vie qu’adopte tout être humain. Au niveau des Etats, les conventions signées et ratifiées sur la protection de la nature devaient être respectées. Les sommets comme la Cop 21 à Paris en 2015 a à cet effet abouti à l’Accord de Paris, qui marque un tournant dans la lutte contre le réchauffement climatique puisqu’il engage tous les pays du monde à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à maintenir le réchauffement sous la barre des 2°C d’ici à 2100.

Lire aussi :Energies renouvelables : une alternative incontournable pour améliorer le déficit d’énergie au Cameroun

Au niveau du Cameroun, l’Etat devrait entre autres renforcer le patriotisme, éradiquer la corruption, renforcer le partenariat public/privé, encourager l’utilisation de l’énergie renouvelable, et élaborer un plan national d’occupation des terres.

Les médias ont enfin été suffisamment sensibilisés sur la nécessité de s’impliquer dans ce combat de manière déterminée, convaincue et durable, afin d’impacter positivement sur les parties prenantes que sont les décideurs et les populations elles-mêmes, tout en se rappelant ces paroles d’un auteur : «Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons de nos enfants

R.T.

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