Banque : l’ex –ADG Edgard Anon blanchi

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L’ancien Administrateur Directeur Général de la BGFIBank et ses collaborateurs viennent d’être complètement blanchis à la suite d’un procès qu’on pourrait qualifier de Kafkaïen.

L’onde de choc qui a secoué le microcosme  bancaire gabonais en Février 2017, à l’arrestation d’Edgard Anon et neuf de ses collaborateurs, dans l’affaire de ‘‘Fraude à la carte prépayée de BGFIBank’’, aura traversé les berges du fleuve Ntem pour se propager comme une trainée de poudre jusqu’au Cameroun.

Les juges gabonais après plus de deux ans d’enquête ont prononcé le 22 Mars 2019 un non-lieu en faveur de l’ex ADG Anon et des neuf autres hauts cadres de BGFIBank injustement accusés dans cette affaire.

Plusieurs enquêtes menées au Gabon et en Europe, principalement en Suisse et Espagne, auront fini par convaincre les juges de l’innocence sans équivoque de l’ensemble des hauts cadres de BGFIBank Gabon.

Aujourd’hui, l’ex-ADG des filiales du Gabon et du Cameroun Edgard Anon et ses collaborateurs sont blanchis. Malheureusement, cette affaire a coûté très cher à la majorité d’entre eux. Plusieurs sont à ce jour au chômage, d’autres sont séparés de leurs familles, quelques uns sont gravement malades. La majorité restera traumatisée à jamais pour avoir été injustement incarcérés dans les geôles gabonaises.

Qui avait intérêt au sein du groupe BGFI à incriminer l’ex-ADG et les hauts cadres de cette banque ? Pourquoi une telle cabale ?

Qu’est-ce qui s’est passé ?

Dans la nuit du 03 au 04 Février 2017, le système monétique de la banque va être attaqué. Les malfrats vont prendre le soin de charger près de 100 cartes à hauteur de 132 millions de francs CFA chacune équivalent de 200 mille Euros. L’objectif des malfrats : dépouiller la BGFIBank d’un maximum d’argent possible.

Grâce aux alertes Visa, le Directeur Monétique de l’époque, va immédiatement avertir l’ADG Edgard Anon qui va demander l’expertise des personnes compétentes pour ce genre de crime pour contrecarrer cette attaque. Immédiatement, les anciens cadres de BGFIBank vont se mettre au travail et épargner à la banque un déluge financier pouvant fortement impacter sa trésorerie.

Chose étrange, les cadres qui auront travaillé pour sauver BGFIBank de cet incident majeur, vont recevoir des convocations pour se rendre à la Police Judiciaire le vendredi 10 Février 2017. Ils y apprendront qu’ils sont accusés d’avoir volé la banque. Les sauveurs deviennent –ils des voleurs ? Ironie du sort, ceux-ci seront tous jetés en prison. Pendant ces longs séjours dans les geôles, ils seront mélangés aux criminels, violeurs, voleurs et vivront les conditions totalement inhumaines.

Un fort préjudice causé à tous ces innocents qui laisse un véritable goût amer comme on peut le constater malheureusement dans certaines affaires dans nos pays. Qui donc avait intérêt à ce que ces cadres soient mis en prison et que leurs noms soient salis de la sorte ?

En tout cas, quelques soit la réponse qu’on obtiendra, les réparations et les dommages devraient être faites pour permettre à ces derniers de rentrer dans leurs droits pour réoccuper les places qui étaient les leurs au sein de la société.

Armel MOUTANGA

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