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Violences conjugales : les femmes de la Socapalm s’engagent à briser le silence 

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En prélude à la Journée internationale des droits des femmes, édition 2026, la direction générale de la Socapalm a organisé une causerie éducative animée par Me Chuisseu Boris, avocat au Barreau du Cameroun. Objectif étant d’outiller les collaboratrices sur leurs droits face aux violences conjugales.

C’est dans la salle de réunion des services de la direction générale que s’est tenu, ce vendredi, un échange d’une rare intensité. Réunies à l’occasion des activités liées au 8 mars, les femmes de la Socapalm ont choisi de lever le voile sur un sujet trop longtemps resté tabou : les violences faites aux femmes.

Lire aussi :8 mars 2026 : ces visages de femmes de la Socapalm dans la révolution de l’agro-industrie    

Dès l’ouverture, l’ambiance se veut à la fois studieuse et chaleureuse. Me Chuisseu Boris pose le cadre : expliquer les causes des violences, les facteurs qui les favorisent, et surtout, la manière dont la loi camerounaise les réprime. Mais très vite, la présentation cède la place aux véritables préoccupations des participantes.

L’énergie de la parole

« Les échanges étaient vraiment houleux », confiera plus tard l’avocat, visiblement marqué par la vivacité des débats. « Des questions fusaient de partout. » Derrière cette effervescence, une réalité sociale s’exprime sans détour. Une participante interroge, la voix empreinte d’inquiétude : « Mais nous, il n’y a pas de divorce. Et l’abandon, qu’est-ce qu’il faut faire ? » Une autre enchaîne, plus directe : « Si je porte plainte pour violence, qu’est-ce qui se passe ? »

Lire aussi :VBG au Cameroun : alerte sur la violence numérique    

Me Chuisseu Boris écoute, répond, recentre. Il insiste sur un point fondamental : la lutte contre les violences ne peut être exclusivement féminine. « Le problème est holistique, explique-t-il. Il doit faire intervenir toutes les parties en cause. » Il plaide pour l’implication des hommes, des familles, de la société tout entière.

Entre deux questions, l’atmosphère reste bon enfant. Les rires ponctuent les échanges, la cordialité règne. Deux responsables masculins, présents en fin de parcours, aideront d’ailleurs à apaiser les discussions les plus vives et à conclure dans la sérénité.

Connaissance du droit comme acte de résistance

Au fil des minutes, les thèmes se précisent : violences conjugales, cas de divorce, abandon du conjoint, mais aussi prévention et préparation au mariage. L’avocat insiste sur la nécessité d’une approche globale alliant sanction judiciaire, accompagnement psychologique et soutien associatif.

Au terme de cette rencontre, les femmes repartent outillées, conscientes que la connaissance de leurs droits constitue le premier rempart contre les violences. Parce que le silence est le complice de l’ombre, elles ont choisi, ensemble, de le briser.

Cheikh Malcolm EPANDA

 

 

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