Dans le cadre des activités marquant la deuxième édition du Sonolive Fest, les acteurs des industries culturelles et créatives du Cameroun se sont retrouvés samedi 14 février 2026 autour d’une conférence-débat axée sur l’avenir du secteur sous le thème : « Les industries culturelles et créatives du Cameroun : un secteur à fort potentiel à construire, état des lieux et perspectives ».
À l’initiative du comité d’organisation du festival Sonolive Fest et du groupement des Acteurs des industries culturelles et créatives, (Acticc) a été organisée à Douala une conférence débat sur le thème « Les industries culturelles et créatives du Cameroun : un secteur à fort potentiel à construire, état des lieux et perspectives ». La rencontre a réuni des professionnels issus de la littérature, du cinéma, de la mode, de la danse et d’autres disciplines artistiques. L’objectif étant « de réunir les acteurs de l’industrie culturelle et créative sur une même table afin qu’ils puissent débattre des problèmes de leur milieu et essayer de trouver des solutions», a expliqué Rostand Taguela, chargé de développement du festival.
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Dans un environnement où les difficultés sont nombreuses notamment le manque de financements, faiblesse des infrastructures, l’absence de cadre structuré, les participants ont estimé nécessaire de s’arrêter un moment , de faire un état des lieux et de se projeter vers des solutions durables.
Pour Blaise Etoa, président de Acticc, la question centrale reste celle de la structuration. « Acticc a été créé pour adresser la question de la structuration. C’est vraiment le cœur du sujet », a-t-il affirmé.
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Cinq problématiques majeures ont été identifiées, la formation et la professionnalisation, considérées comme le socle du développement du secteur. La production et l’organisation des chaînes de valeur, notamment dans le domaine du livre scolaire, souvent cité comme exemple de dysfonctionnement. L’insuffisance d’infrastructures adaptées, avec un déficit criard de studios, salles de répétition ou espaces de diffusion. La normalisation et le respect des standards professionnels, indispensables pour conquérir de nouveaux marchés.
L’éducation des publics, afin d’encourager dès le plus jeune âge l’intérêt pour la culture et la lecture. « Il faut faire comprendre aux familles que la culture est importante. Il faut développer l’envie de lecture chez l’enfant dès la maison », a insisté Blaise Etoa.
Malgré les contraintes, les intervenants reconnaissent le fort potentiel de cette industrie qui repose sur la créativité, diversité culturelle et vitalité artistique. Mais sans organisation solide, coordination des acteurs et politiques adaptées, le secteur peine à jouer pleinement son rôle économique et social.
Blanchard BIHEL






