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Paul Biya, la « force » du bilan ? La « faiblesse » du projet ? Ou tout simplement la force de l’expérience?

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En 2018, nous avions choisi de clore notre dossier consacré aux projets sportifs des candidats à l’élection présidentielle par celui du candidat-président Paul Biya. Celui-ci n’avait pas proposé un projet, mais, une profession de foi d’une vingtaine de points.

Lire aussi :Elections présidentielles en Afrique : les gardiens des droits de l’Homme se préparent aux défis électoraux de 2025-2026   

Après avoir présenté les « Ballons d’or » – Maurice Kamto et Serge Espoir Matomba – les « Ballons de bronze » – Cabral Libii et Josuah Osih – et enfin les « Ballons de plomb » – Garga Haman Adji, Adamou Ndam Njoya –, il convenait de revenir au chef de l’État sortant, dont le bilan sportif suscite à la fois « admiration » et interrogation.

Lire aussi : Osih, Libii : nos « ballons de bronze » de l’offre politique sportive de la présidentielle 2018  

Le bilan : un palmarès exceptionnel

À la question « Qu’as-tu fait de tes victoires sportives ? », la réponse du président Paul Biya peut se faire attendre longtemps.

Car, s’il est vrai qu’il n’était pas lui-même sur le terrain, il est tout aussi vrai qu’il n’est pas étranger à l’aura sportive du Cameroun.

Avec lui à la tête de l’État, le pays a connu un palmarès exceptionnel, notamment dans le football. S.E. Paul Biya est sans doute le chef d’État africain en activité le plus titré en football de ces dernières décennies.

Sous son magistère, l’hymne national a résonné avec fierté aux quatre coins du monde, porté par des générations de Lions indomptables du football et par d’autres disciplines, comme l’athlétisme, les sports de combat, et le volleyball hommes et dames.

Comparé à d’autres dirigeants africains de longévité équivalente, rares sont ceux qui peuvent revendiquer un tel palmarès : ni Robert Mugabe au Zimbabwe, ni Hosni Moubarak en Égypte n’ont su ériger un bilan sportif aussi riche. Seul José Eduardo dos Santos en Angola, avec le basketball, offre un parallèle crédible.

La faiblesse : absence de réelle diplomatie sportive

Mais si le bilan est riche en trophées, la faiblesse demeure dans la valorisation politique et diplomatique de ces victoires. Le Cameroun regorge de légendes vivantes, capables de jouer le rôle d’ambassadeurs dans des projets de soft power sportif bien élaboré.

Pourtant, aucune véritable stratégie de diplomatie sportive n’a été construite.
Le pays a brillé sur le terrain, mais n’a pas capitalisé sur ces succès pour accroître son rayonnement international, attirer davantage d’investissements ou renforcer son influence géopolitique par le sport.

Les limites de la vision

Il aura fallu attendre plus de trois décennies pour assister à une véritable « course à l’armement » en matière d’infrastructures sportives, amorcée avec la CAN 2022 qui suivra. Certes, ce chantier a permis au Cameroun de figurer parmi le top 10 africain des parcs sportifs modernes. Mais il pose une question : fallait-il attendre aussi longtemps pour en faire un « projet d’une vie » ? L’enjeu n’est plus seulement de construire, mais d’entretenir et de rentabiliser ces acquis.

Dans son programme ou plutôt sa profession de foi, le candidat Paul Biya promettait de faire du sport un levier de l’affirmation de l’identité nationale et du vivre-ensemble, de poursuivre l’extension du parc sportif, de mettre en place un statut du sportif de haut niveau et d’assurer la maintenance des infrastructures. Autant d’intentions louables, mais qui, déjà en 2018, souffraient d’un manque de précision, d’indicateurs chiffrés et d’une vision stratégique.

Ni la médecine sportive, ni l’économie du sport, ni les mécanismes de financement durable n’étaient réellement abordés.

Le sport, un enjeu multidimensionnel

Or, le sport dépasse la simple dimension du rayonnement international. C’est aussi une question de santé publique – car un peuple actif coûte moins cher à soigner –, d’éducation – tant il véhicule des valeurs essentielles comme la discipline, la solidarité, le courage ou la créativité –, et d’économie – avec les milliers d’emplois directs et indirects qu’il peut générer.

C’est enfin un puissant outil de cohésion nationale. Le souvenir du tour des dix provinces au lendemain de la victoire à la CAN 2017 reste un exemple éclatant de la capacité du sport à fédérer la nation.

Conclusion

Ainsi, si S.E. Paul Biya peut légitimement se prévaloir d’un bilan sportif(en terme de trophée) parmi les plus riches du continent, il est tout aussi vrai que le Cameroun n’a pas su transformer ces victoires en une stratégie de diplomatie sportive cohérente. Jusqu’à l’avènement de la CAN 2022, il a souffert durant plusieurs années d’un parc sportif vétuste et inexistant pour d’autres disciplines.

La force du bilan contraste avec la faiblesse du projet

L’histoire retiendra peut-être que le Cameroun a eu le chef d’État le plus titré du football africain, mais n’a pas pleinement exploité ce capital pour renforcer son influence dans le concert des nations. Place aux élections présidentielles 2025.

Nasser NJOYA

Humaniste I Entrepreneur I Publicitaire

Ouvrier du business sport

Palmares World I Casablanca-Maroc

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