La chanteuse Gaëlle Eleme a présenté le 3 décembre 2025 à la presse son tout premier album, Dipita, qui signifie « espérance » en langue Duala. Ce projet, qui sortira officiellement le 5 décembre 2025, est un opus de six titres mêlant gospel et sonorités traditionnelles telles que le Makossa et autres.
Avec Dipita, Gaëlle Eleme propose un gospel vibrant, habillé de rythmes ancestraux et de couleurs musicales modernes. À travers ses textes, elle aborde avec sensibilité les dérives sociales de notre époque, tout en invitant à la foi, à l’espérance et à la célébration de la vie. Une véritable ode spirituelle, imprégnée d’un désir d’évangéliser et d’apporter un baume aux maux qui minent la société.
De son nom complet Kwedì Eyoum Gaëlle Nathalie, Gaëlle Eleme revendique fièrement son identité camerounaise et africaine. Née sur les berges du fleuve Wouri, elle découvre très tôt sa passion pour la musique. À seulement huit ans, elle illumine les cours de récréation de l’École publique de Bonamoussadi, interprétant et dansant les classiques de makossa de Jackie Biyo, Claudia Dikosso ou encore Grâce Decca.
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Son talent ne cesse de s’affirmer : en classe de 6e, elle explore de nouveaux horizons musicaux slow, RnB, participe à des concerts scolaires et intègre des groupes de danse. À 16 ans, une rencontre bouleverse sa vie : elle rejoint l’orchestre du Groupe Biblique des Élèves et Étudiants du Cameroun (GBEEC) en 1998. C’est le début d’un engagement profond envers l’Évangile et de son parcours en tant que chantre. Elle s’épanouit également comme choriste au sein de son église locale, l’UEBC, où elle renforce sa formation musicale et spirituelle.

Gaëlle intègre ensuite le groupe musical Patmos, partageant la scène en tant que lead vocal. De 1998 à 2002, elle multiplie les concerts interscolaires dans la catégorie gospel, notamment au Lycée d’Akwa et au CES TC de Bonandoumbe.
En 2004, elle rejoint le groupe Essoka, où elle perfectionne son art. Elle y apprend la rigueur, l’harmonie collective et le travail autonome : « À Essoka, chacun apportait sa couche, et ensemble, nous faisions naître une œuvre commune », confie-t-elle.
Au centre de son parcours se trouve également l’accompagnement de sa marraine artistique, Queen Eteme, figure respectée du gospel camerounais. Elle témoigne de l’évolution de Gaëlle avec admiration : « Gaëlle est une enfant agréable, toujours à l’écoute. Nous avons recommencé beaucoup de choses, parce que je suis exigeante. Mais l’excellence demande du travail. Aujourd’hui, je la vois devenir une femme accomplie dans la vie et dans le métier. »
Fruit d’un travail de longue haleine, Dipita marque une étape majeure dans la carrière de Gaëlle Eleme. Sa marraine croit fermement en son potentiel : « Mon souhait est qu’elle s’épanouisse et trouve sa place sur la scène nationale et internationale du gospel. La grâce qui m’a été donnée, je crois qu’elle sera aussi son partage. »
Avec ce premier album, Gaëlle Eleme ouvre un nouveau chapitre de sa vie d’artiste. Entre héritage culturel, profondeur spirituelle et sens aigu du partage, Dipita s’annonce comme un projet authentique, puissant et fédérateur.
Blanchard BIHEL






