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Infanticide à Nkolbisson : au nom de la vengeance, elle tue ses trois enfants et se donne la mort 

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La scène tragique s’est déroulée dans la nuit du lundi 16 février 2026, au quartier Nkolbisson à Yaoundé. La nommée Kévine a attendu que son mari parte en voyage d’affaires pour mettre ses menaces à exécution.

« Satan, tu es satan… Tu accouches pour tuer ? … C’est l’amour de quoi ?… C’est la solution, Kévine ? … Les enfants ont fait quoi ?… Tu ne vas pas mourir, Kévine. Tu vas regretter toute ta vie…» Le choc et les interrogations des voisins, devant les corps sans vie des trois enfants, n’émeuvent pas la nommée Kévine. Étendue à même le sol dans une mare de sang, près du corps d’une de ses filles, Kévine laisse échapper ses derniers mots : « Je lui ai dit qu’il allait voir. Nous allons tous y passer. Je suis fatiguée. On se moque de moi dans tout le quartier. Il va tout perdre. »

Selon les dernières informations, la dame serait décédée par la suite. Des témoins rapportent qu’elle accusait son mari d’infidélité. Elle était également mécontente que son compagnon lui donne, pour ses dépenses mensuelles, 150 000 FCFA, somme qu’elle jugeait insuffisante. Même si Kévine se plaignait de ne pas être mariée légalement, son compagnon l’avait dotée.

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« Ces derniers temps, elle me disait souvent qu’elle allait lui faire quelque chose qu’il n’oublierait jamais. « Nous allons tous perdre »…», raconte, en larmes, Sandrine K. (nom d’emprunt), la sœur du mari. « Elle était rentrée au village à un moment. Puis elle m’a dit qu’elle voulait retourner en ville parce qu’au village, le gars ne lui donnait que 50 000 francs pour la ration, c’est peu. Alors que quand elle est à Yaoundé, il lui donne 150 000. J’ai dit : OK, qu’est-ce que tu préfères ? Tu veux rentrer à Yaoundé ? Elle a dit oui, elle veut rentrer dans son foyer. J’ai dit d’accord, mais quand il te donnera les 150 000 francs, tu te débrouilles. Si tu peux économiser ne serait-ce que 20 000 francs par mois. Si tu as besoin de quelque chose, tu me dis, je t’aiderai. Elle m’a dit qu’elle voulait aller au Canada. Je lui ai dit de me laisser une année pour tout préparer. Je verrai avec ma petite sœur qui est au Canada. On verra comment te faire voyager avec les enfants. » Pendant que sa belle-sœur prépare le voyage, Kévine change d’avis. C’est désormais la France qui l’intéresse. « Je ne vis pas en France. Je vis entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire, et je ne vais en France que pour les vacances. Si tu veux t’installer en France, laisse-moi préparer ton installation. Donc, je sentais déjà des menaces. « Oh, je vais lui faire quelque chose qu’il va regretter. Nous allons tous perdre. » Je lui ai demandé de ne pas dire des choses pareilles. Si tu as le moindre problème, viens me voir. Pour l’instant, je suis à Douala. Si tu veux quoi que ce soit, maman, viens me voir. Je t’aiderai. Je sais que ce n’est pas facile, le foyer. Moi-même, dans mon foyer, voilà ce que je vis. Voilà comment je gère. Si tu veux partir, même refaire ta vie, c’est bien. Tu es très belle. On ne dirait même pas que tu as des enfants. Je t’encourage. Viens me laisser les enfants à Douala, je m’en occuperai. Et puis, tu fais tes papiers », lui suggère la sœur de son compagnon.

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Les plaintes ne tarissaient pas. Kévine ne trouvait rien de positif dans sa vie. Au téléphone avec sa belle-sœur, elle indique : « Il me fait ci, il me fait ça. Oh, il est ci, il est ça. » Et moi de lui demander : « Maman, est-ce que tu loues la maison ? Non. Est-ce que tu paies le loyer ? Non. Est-ce que tu paies les factures ? Non. Il te donne 150 000 francs. » Elle dit que c’est peu, qu’elle en veut plus. « Tu as quand même 150 000 francs. Il y a des femmes qui n’ont pas cette somme. Il t’a ouvert un salon de coiffure. Il t’a ouvert une boutique. Tu vends des chaussures. Maman, tu veux quoi ? » Kévine déclare alors qu’elle veut que les papiers de la maison soient à son nom, et pas à celui des enfants.

Malgré cela, « je ne la jugeais pas. Je sentais que sa santé mentale était un peu fragilisée. Elle n’a pas connu son père. Elle a une mère dépressive. Je lui disais donc qu’elle pouvait m’appeler à toute heure, même à 1 h ou 2 h du matin. J’avais expliqué à mon mari que ma belle-sœur ne se sentait pas bien. Ce matin, mon petit frère a accompagné ses enfants à l’école, comme d’habitude. Il a pris son vol pour acheter des marchandises en Chine, parce qu’il fait la ligne de la Chine. À ce moment-là, ils se trouvaient à Dubaï. » Derrière lui, sa femme a pris soin d’empoisonner, à l’aide d’un raticide, le repas de ses trois enfants. Après son forfait, elle s’est tailladé la veine du coude. « Et quand les voisins crient, elle s’est poignardée au niveau du cou et des côtes. En agonisant, elle a commencé à raconter : « Oui, j’avais dit que j’allais lui faire du mal. Il va voir. Comme il est parti, il va revenir. Il n’y aura personne ici. » Ma mère est malade, ici. Elle a ses problèmes de santé. » Voilà toute une progéniture sacrifiée. La belle-sœur est à bout de forces. « Je vais expliquer quoi, et à qui ? Je suis dépassée. Kévine nous a fait ça, fort, en 2026. Fort, cette femme. Qu’est-ce qu’on ne lui a pas donné ? Je t’aime, même si d’après toi mon frère ne t’aime pas, parce qu’un homme qui ne t’aime pas ne peut pas aller te doter. Un homme qui ne t’aime pas ne peut pas faire des enfants avec toi. Je connais mon frère. S’il ne t’aimait pas, il ne t’aurait pas ouvert une boutique, un salon de coiffure. Il n’aurait pas donné le capital. Tout ce que tu as demandé, il l’a fait. Je l’ai suppliée depuis le mois de novembre. Je ne pouvais pas passer une semaine sans l’appeler. Je me mets où ? Je commence par enterrer qui ? Par pleurer qui ? Mon frère même a vu sur Facebook et il me demande ce qui se passe dans son quartier », se lamente Sandrine K. Quelle perte !

Valgadine TONGA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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