En reprenant la plantation de la Socapalm-Eséka, la société Opalm promet de booster l’offre d’huile de palme brute sur le marché camerounais, et contribuer ainsi à réduire la forte importation.
Le Cameroun importe près de 120.000 tonnes d’huile de palme par an. Une réalité qui fait saigner le panier de la ménagère. Pour renforcer le tissu économique et la filière huile de palme, la Socapalm, appuyée par l’Etat, a cédé le 16 février dernier, sa plantation d’Eséka à Opalm. « Le véritable argument en faveur de ce changement réside dans le déploiement industriel massif de Opalm. L’entreprise ne se contente pas de reprendre les rênes ; elle change radicalement de paradigme productif. Pour les producteurs de seconde transformation, cette puissance de feu industrielle est une excellente nouvelle : elle promet une disponibilité accrue de la matière première et une réduction de la dépendance aux importations », martèle la direction de la Socapalm.
« En investissant massivement dans l’outil industriel, Opalm transformera Eséka en un véritable pôle d’excellence », argumente le Secrétaire Général de la Socapalm Jules Germain Kamta. Et ce n’est pas faut. Opalm projette de faire passer sa capacité de production de 7 000 tonnes existantes, à 25 000 tonnes sur le site d’Eséka.
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Le top management de la Socapalm et d’Opalm étaient d’ailleurs face aux planteurs partenaires de la plantation d’Eséka ce mercredi 11 mars 2026 à l’hôtel Starland à Douala. On retient en outre de cette rencontre que « pour Opalm, la reprise de cette plantation s’inscrit dans une démarche de continuité, de responsabilité et de développement durable. Notre ambition est de poursuivre les activités de la plantation dans les meilleures conditions, en veillant à préserver les équilibres qui ont permis son développement jusqu’à présent », a ponctué le Directeur Général de Opalm, Tarek Daoud.
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La transition avec la Socapalm « se fera de manière progressive et accompagnée, afin de garantir une prise en main harmonieuse du site. Durant cette phase, les équipes de Socapalm et d’Opalm travailleront ensemble afin d’assurer la continuité des activités et de préparer les prochaines étapes de manière organisée et sereine. Notre volonté est de construire une relation de travail constructive et durable avec vous tous. Nous souhaitons aborder cette nouvelle étape dans un esprit de dialogue, de respect mutuel et de responsabilité », promet le DG Tarek Daoud.
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La Socapalm appelle tous les acteurs à un travail d’équipe pour répondre à la demande nationale et contribuer ensemble au développement de la chaîne de valeur et de l’économie camerounaise. « Le dialogue est l’engrais de toute collaboration durable. Cette transition n’est pas une rupture, mais une spécialisation des forces pour mieux répondre à la demande nationale », martèle le SG Jules Germain Kamta.
Valgadine TONGA






