En acquérant la plantation Socapalm Eséka, la société Opalm relance une nouvelle ère pour la filière huile de palme au Cameroun. Et face aux inquiétudes des employés, Socapalm et Opalm rassurent.
Le 18 février dernier, la Société camerounaise de Palmeraies, Socapalm, actait la cession de sa plantation d’Eséka à la société Opalm. Une action qui vise à renforcer la capacité de production d’ huile de palme brut et à satisfaire ainsi la forte demande locale. A côté de ce défi certes réel, il y a un autre : l’assurance du personnel. La nouvelle de la cession a laissé quelques-uns dubitatifs quant à leur emploi. « Cette transition s’inscrit dans une vision de développement responsable, à la fois pour la filière huile de palme camerounaise et pour les femmes et les hommes qui y travaillent. Je sais que tout changement peut susciter des interrogations, parfois des inquiétudes. C’est légitime. Mon premier message aujourd’hui est donc un message pour vous rassurer. Aucun emploi n’est supprimé. Tous les salariés en service sur le site d’Eseka sont transférés chez O’Palm. Votre ancienneté est intégralement conservée. Vos avantages sociaux, vos fonctions et vos responsabilités restent inchangés. Ces éléments ne sont pas des intentions : ce sont des engagements fermes, pris conjointement par la Socapalm et Opalm », a déclaré aux employés le Directeur Général de la Socapalm, Frédéric Auge.
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Le Secrétaire général de la Socapalm, Germain Jules Kamta annonce d’ailleurs que la Socapalm verse une prime de transition pour sécuriser juridiquement la transition et assurer que Chacun est protégé et reconnu.
« Zéro rupture »
Du côté d’ Opalm, toute les assurances sont faites : « Cette cession est une étape importante pour la filière huile de palme au Cameroun. Pour Opalm, elle s’inscrit dans une logique de continuité, de stabilité sociale et de développement durable. Je souhaite formuler, devant vous, plusieurs engagements concrets. Le personnel en poste à Eseka est au cœur du projet. Opalm reprend le site avec les équipes en place, dans un esprit de respect, d’écoute et de responsabilité. Les femmes et les hommes qui travaillent déjà sur cette plantation sont une force, une compétence et une mémoire du terrain que nous reconnaissons pleinement », dixit le DG d’Opalm, Khalil Farran. Et de poursuivre : « Notre objectif est clair : zéro rupture dans le fonctionnement du site et une prise en main sereine, structurée et efficace.»
Opalm agit dans le strict respect des dispositions légales et des engagements annoncés dans le cadre de cette cession. « Nous travaillerons en coordination étroite avec la Socapalm, a indiqué Khalil Farran. Et de préciser que pour garantir une transition transparente et sécurisée pour chaque collaborateur concerné. Opalm vient à Eséka avec une ambition de long terme : consolider la performance du site, renforcer la qualité opérationnelle, et avancer avec des standards élevés en matière de sécurité, de discipline de production et de responsabilité sociale. Nous ne venons pas tourner une page ; nous venons construire la suite, avec les équipes, avec méthode, et avec une culture de résultat partagée. Opalm respectera pleinement le périmètre de cette transition tel qu’il a été défini. Nous savons qu’une transition se juge à deux choses : la clarté des engagements et la qualité de l’exécution ». Tout est dit, il n’ y a pas de quoi paniquer.
Valgadine TONGA






