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Crise sécuritaire à Kienké : la stratégie sécuritaire de la Socapalm permet le démantèlement d’un gang meurtrier

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Une vague d’assassinats a récemment semé la psychose autour des plantations de la Socapalm à Kribi. Une stratégie sécuritaire concertée entre l’entreprise, les autorités et les chefferies riveraines a permis le démantèlement progressif d’un gang meurtrier et le retour de la sérénité dans les villages.

 

Les abords des plantations Socapalm de Kienké ont connu une atmosphère de funérailles en cette fin de février 2026. En une semaine, trois vies ont été fauchées : deux élèves du lycée de Kribi, puis Wamba Simplice, riverain du village Mvoumbele. Ce dimanche 1er mars, alors qu’il regagnait son domicile à moto, il est égorgé et sa motocyclette volée. La psychose s’est alors installée sur les villages riverains tel que Lendi Aviation, Pungu, Mvulu, Mabenanga, Dombè, Bessian. Les employés hésitaient à se rendre au travail, les parents ne laissaient plus sortir leurs enfants. Le calme et la sérénité qui caractérisaient la région de Kienké cèdent ainsi la place à une inquiétude palpable.

Dans ce climat délétère, la direction de la Socapalm prend ses responsabilités. Le jeudi 5 mars, dans la salle de réunion de la plantation de Kienké, le gratin administratif descendu de Douala fait face à une quinzaine de chefs de villages. « Ensemble, chassons ce qui entretient la psychose », lance un cadre de l’entreprise. Qui évoque dans la foulée, la peur des employés et appelle à un sursaut collectif.

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L’instant de vigilance

La parole est donnée aux sages. Le Chef de Lendi Aviation salue l’initiative. Sabonguie Nicolas, notable de Pungu, lance une critique constructive : « Trop d’individus non identifiés vivent dans votre périmètre à cause de la porosité dans le recrutement des sous-traitants. » Toute chose qui laisse place au Commissaire divisionnaire Salifou d’exposer le plan stratégique : comités de vigilance dans chaque village, relais communautaires, intensification des descentes. Les villages proposent des mesures concrètes : téléphones, sifflets, lampes, embuscades dans les zones isolées. Au terme de la journée de discussion, l’assemblée se sépare sur une promesse : transformer la peur en vigilance collective.

Du côté de l’administration, et sous l’autorité du Préfet de l’Océan, les Fmo intensifient leurs opérations. Plusieurs descentes créent un sentiment de présence rassurante. Le renseignement, travail de fourmi évoqué par le Commissaire, porte ses fruits. Les informations remontent, recoupées, analysées.

L’arrestation de Bipaga

Le tournant survient quelques heures après la réunion stratégique de sécurité. À Bipaga, dans l’arrondissement de Lokoundjé, les Forces de maintien de l’ordre interceptent un homme à bord d’une moto. Les forces, en état d’alerte maximale grâce au réseau de renseignement, avaient été avisées. La moto qu’il conduit est celle de Wamba Simplice. L’arrestation agit comme un électrochoc positif. Les populations comprennent que le dispositif fonctionne.

Lire aussi :Avis de recherche : la Socapalm annonce la disparition de Houlsoro Emmanuel  

L’interpellation de Bipaga n’est que le début. Sous la coordination du Préfet, les FMO multiplient les opérations. Les comités de vigilance fournissent des informations précieuses. Les suspects sont appréhendés les uns après les autres. Les aveux permettent de remonter la filière. À ce jour, le gang est neutralisé. Quelques rescapés seraient encore en cavale, mais la menace immédiate est écartée.

Le retour de la sérénité

Quelques semaines après les événements, l’apaisement souffle sur les villages riverains. Les gens ont recommencé à vaquer à leurs occupations sereinement. Les employés de la Socapalm ont retrouvé le chemin des plantations. Les villageois sortent sans crainte, les enfants jouent près des habitations.

Cette renaissance est le résultat du travail de fond des autorités, combiné à la force de la communication mis en place par la Socapalm. La réunion du 5 mars a joué un rôle symbolique et pratique, légitimant l’action sécuritaire et instituant un partenariat entre l’entreprise, les forces de l’ordre et les communautés. La sensibilisation se poursuit : chacun est invité à dénoncer tout comportement suspect. La sécurité est désormais une coproduction.

Mémoire et confiance

Rien n’effacera la douleur des familles, reconnaît-on dans les villages. Mais la mémoire du traumatisme n’empêche pas la vie de reprendre ses droits. La promesse faite le 5 mars a été tenue. Ensemble, la Socapalm, les chefferies riveraines et les forces de l’ordre ont chassé ce qui entretenait la psychose. La sérénité est revenue sur les terres de la Socapalm.

Lire aussi :Village Kienke : la Socapalm réaffirme son engagement pour une agriculture durable   

Cette crise constitue un cas de gouvernance partagée. La réunion du 5 mars a posé les fondations d’un nouveau contrat social, transformant des riverains en partenaires actifs de la sécurité. Le témoignage rétrospectif en révèle les fruits : une communauté qui, grâce à la synergie entre forces de défense, direction de l’entreprise, autorités traditionnelles et citoyens, a restauré sa sérénité.

L’arrestation de Bipaga n’est pas un coup de chance. Elle est le résultat direct de la stratégie participative. La peur, prise en charge collectivement, a été vaincue. La vie a repris ses droits sur les terres et alentours de la Socapalm.

Cheikh Malcolm EPANDA

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