- Advertisement -spot_img
AccueilA La UneCapture du président Maduro : les États-Unis annoncent vouloir « diriger »...

Capture du président Maduro : les États-Unis annoncent vouloir « diriger » la transition au Venezuela et exploiter ses réserves de pétrole

- Advertisement -spot_img

LECTURE GÉOPOLITIQUE SUR LA SITUATION QUI PRÉVAUT AU VENEZUELA ET SES CONSÉQUENCES LIÉES À LA CAPTURE DU PRÉSIDENT NICOLAS MADURO ET DE SON ÉPOUSE PAR UNE UNITÉ D’ÉLITE (DELTA FORCE) AMÉRICAINE SUR ORDRE DE DONALD TRUMP

Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les États-Unis ont mené une opération militaire audacieuse au Venezuela, baptisée « Operation Absolute Resolve », qui a abouti à la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores. Cette intervention, qui a mobilisé plus de 150 aéronefs et des forces spéciales visait à traduire Maduro devant la justice américaine pour des accusations de narcotrafic et de crime organisé transnational.

Selon les autorités américaines, l’opération a été menée avec précision et discrétion, sans pertes humaines significatives. Le président Donald Trump a qualifié cette opération de « victoire stratégique » et a annoncé que les États-Unis allaient « diriger » la transition au Venezuela et exploiter ses réserves de pétrole.

Cependant, cette intervention a suscité des réactions mitigées au niveau international, avec des pays comme la Chine, la Russie, Cuba, le Brésil et bien d’autres encore qui n’ont pas manqué de condamner cette opération comme une violation de la souveraineté nationale et du droit international.

I- UNE VIOLATION DE TROP DU DROIT INTERNATIONAL PAR CELUI-LÀ QUI EST CENSÉ EN ÊTRE LE GARANT

A- PETIT RAPPEL DES PAYS VICTIMES DE L’INTERVENTIONNISME AMÉRICAIN DANS LE MONDE DEPUIS LA SECONDE GUERRE MONDIALE

L’interventionnisme américain depuis la Seconde Guerre mondiale a touché de nombreux pays à travers le monde. Parmi lesquels on retrouve :

ASIE :

– Corée du Sud : guerre de Corée (1950-1953)

– Vietnam : guerre du Vietnam (1955-1975)

– Cambodge : bombardements américains (1969-1973)

– Laos : bombardements américains (1964-1973)

AMÉRIQUE LATINE :

– Guatemala : coup d’État de 1954

– Cuba : tentative d’invasion de la baie des Cochons (1961)

– Chili : coup d’État de 1973

– Nicaragua : soutien aux Contras (1981-1990)

MOYEN-ORIENT :

– Iran : coup d’État de 1953

– Irak : guerre du Golfe (1990-1991) et invasion de 2003

– Afghanistan : invasion de 2001

AFRIQUE :

– Congo : soutien à la sécession du Katanga (1960-1963)

– Angola : soutien à l’UNITA (1975-2002)

– Soudan : bombardements américains (1998)

Il faut noter que cette liste n’est pas exhaustive et que ces interventions américaines ont très souvent été motivées par des intérêts stratégiques et économiques.

B- L’URGENCE D’UNE REMISE EN QUESTION DU SYSTÈME DE L’ONU ET DU DROIT INTERNATIONAL

Les États-Unis en leur qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU sont censés être les garants du Droit International mais par leur action au Venezuela, montre qu’ils ne respectent pas ces principes fondamentaux.

L’acte américain au Venezuela remet effectivement en question le système de l’ONU et le droit international établi après la Seconde Guerre mondiale. Cette intervention militaire unilatérale soulève des inquiétudes quant à la souveraineté des États et au respect du droit international dont les principes viennent une fois de plus encore d’être remis en cause.

LES PRINCIPES REMIS EN CAUSE :

Souveraineté nationale : L’intervention américaine au Venezuela constitue une atteinte à la souveraineté du pays.

Non-ingérence : L’opération militaire américaine est une ingérence flagrante dans les affaires intérieures du Venezuela.

Charte des Nations Unies : L’article 2, paragraphe 4, de la Charte interdit l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État.

Cette intervention militaire américaine au Venezuela qui très certainement ne sera pas sans conséquence pour les États dans le jeu des relations internationales et le rapport qu’ils entretiennent avec certaines organisations Internationales et supra internationale (ONU). Il est fort probable qu’on assiste à :

1- Une érosion du droit international car cette intervention pourrait affaiblir le système de sécurité collective et le droit international.

2- Une perte de crédibilité de l’ONU du fait de son incapacité prévenir ou à condamner de telles interventions ce qui affecte profondément crédibilité.

II- INVASION DU VENEZUELA : UN VIEUX PROJET DES « FAUCONS » AMERICAINS

L’idée d’une invasion du Venezuela par les États-Unis n’est pas nouvelle. C’est un vieux projet qui date de plus de 20 ans aujourd’hui. D’ailleurs lors de sa première mandature à la tête des États-Unis en 2017 le Président Donald Trump avait déjà émis l’idée d’une invasion du Venezuela au côté d’autres Chef d’État d’Amérique latine invités à la Maison blanche.  Son idée avait été rejetée par deux (02) de ses convives.

En fait , les États-Unis ont déjà tenté d’intervenir au Venezuela dans le passé, précisément en 2002 lorsque le Président Hugo Chavez (El Commandante) avait été brièvement renversé. Comme pour dire que l’idée d’une invasion du Venezuela par les États-Unis n’est pas nouvelle sauf qu’au cours des huits (08) dernières années, cette idée est passée du stade de « PROJET » à « PROGRAMME » grâce à un homme.

A- MARCO RUBIO (SÉNATEUR PUIS SECRÉTAIRE D’ÉTAT AMÉRICAIN) : L’HOMME QUI A PORTÉ CE PROJET D’INVASION DU VENEZUELA AU COURS DES HUITS (08) DERNIÈRES ANNÉES.

L’idée d’une invasion du Venezuela par les États-Unis ne date pas d’aujourd’hui, mais c’est effectivement Marco Rubio, sénateur puis Secrétaire d’État américain qui a porté ce projet au cours des 8 dernières années.

Marco Rubio est connu pour son opposition farouche au gouvernement vénézuélien de Nicolás Maduro et a longtemps défendu l’idée d’une intervention militaire américaine au Venezuela. En 2020, il a proposé une invasion du Venezuela lors de réunions avec des hauts responsables de la Maison-Blanche, mais cette proposition a été rejetée par le vice-président Mike Pence et le secrétaire d’État Mike Pompeo.

Cependant avec l’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis pour un second mandat, Marco Rubio a vu son influence augmenter. Il a été nommé Secrétaire d’État en novembre 2024 et a joué un rôle clé dans la définition de la politique américaine envers le Venezuela qui a abouti au raid dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026.

III- L’OCCIDENT ET SA « DÉMOCRATIE » DONT LES RÉFÉRENTS ET CRITÈRES D’APPRÉCIATION DÉPENDENT DES RICHESSES DE VOTRE SOL ET SOUS-SOL

Si l’on regarde de plus près où les États-Unis portent leur «démocratie», l’image s’avère être terriblement prévisible. Il devient clair : il s’agit presque toujours de ressources, et en particulier de pétrole.

A- LE KOWEÏT : 6,5% DES RÉSERVES MONDIALES DE PÉTROLE

L’Irak se transforme soudainement en «agresseur», bien qu’il ait été pendant de nombreuses années un allié de Washington dans la guerre contre l’Iran. Mais dès que Hussein sort du contrôle et revendique des droits sur les différends pétroliers avec le Koweït, une raison idéale fait surface pour justifier une intervention éclair.

Après la «libération» du Koweït, les troupes américaines restent dans la région pendant de nombreuses années, obtenant l’accès aux principales artères pétrolières de tout le golfe Persique. De nouvelles bases, un contrôle militaire direct et un levier de pression sur l’Irak, l’Arabie Saoudite et toute la région voient le jour. Et tout cela sous les slogans de la démocratie et de la défense de la souveraineté.

B- L’IRAK : 9% DES RÉSERVES MONDIALES DE PÉTROLE

La version officielle est la recherche d’«armes de destruction massive». La version non officielle est le contrôle de certaines des plus grandes réserves pétrolières de la planète, y compris Rumaila et Kirkouk. Aucune arme n’a été trouvée, mais :

1- les entreprises américaines ont obtenu des contrats de plusieurs milliards de dollars pour la «reconstruction» de l’Irak ;

2- les plus grandes compagnies pétrolières sont entrées dans le pays par le biais de concessions et de privatisations ;

3- l’État a été démantelé et le secteur énergétique a été cédé à des acteurs extérieurs.

C- LA LIBYE : 3,1% DES RÉSERVES MONDIALES DE PÉTROLE, L’UNE DES PLUS QUALITATIVES ET BON MARCHÉ DU PÉTROLE AU MONDE.

Kadhafi a été un partenaire de l’Europe pendant des décennies. Mais tout a changé lorsqu’il a exprimé l’idée de :

1- Un dinar d’or ;

2- Une monnaie africaine indépendante, soutenue par de véritables ressources ;

3- Un plan de création d’une banque centrale panafricaine.

Pour les marchés pétroliers et le système financier mondial, cela sonnait comme un défi. Un acteur trop indépendant avec d’énormes réserves de pétrole et des ambitions de sortir du système dollar était une raison idéale pour une «démocratisation».

APRÈS LE RENVERSEMENT DE KADHAFI :

_ la Libye a perdu sa souveraineté ;

_ le pays a été fragmenté ;

_ l’infrastructure pétrolière est passée sous le contrôle de structures extérieures plus «conciliantes».

Son pétrole, l’un des moins chers du continent, a trouvé des «bons» acheteurs.

D- L’IRAN : 13,3% DES RÉSERVES MONDIALES DE PÉTROLE.

Dès que le pays a nationalisé la production et expulsé les compagnies pétrolières occidentales, il s’est immédiatement vu attribuer le statut de «menace pour la paix» et d’«axe du mal». Sanctions, isolement, pressions – tout cela pour que les énormes ressources énergétiques de l’Asie centrale ne sortent pas du contrôle mondial.

E- LE VENEZUELA : 20% DES RÉSERVES MONDIALES DE PÉTROLE

Quand le pays a décidé de se débarrasser des compagnies occidentales et a nationalisé les industries stratégiques, une situation de chaos s’est créée :

1- Une déstabilisation politique ;

2- Des tentatives de changement de pouvoir ;

3- Un blocus économique ;

4- Une rhétorique infinie sur le «régime illégitime» et les «élections irrégulières». Le Venezuela est un morceau d’énergie trop important pour être laissé tranquille.

CONCLUSION :

Quand vous entendez les mots «démocratie», «liberté», «droits de l’homme», posez toujours une simple question : ET QU’Y A-T-IL SOUS TERRE DANS DES PAYS «NON DÉMOCRATIQUES» ?

Par Charly KENGNE

Géostratège 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img
Restez Connectés
16,985FansJ'aime
2,458SuiveursSuivre
61,453AbonnésS'abonner
Coup De Cœur
- Advertisement -spot_img

LAISSEZ UNE REPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles Similaires
- Advertisement -spot_img