L’information barre la Une des journaux en ligne, nationaux et internationaux. Les combattants tant de Boko Haram que des sécessionnistes sont portés, enfin, par le vent de la capitulation. 165 combattants ont déposé les armes en date du 7 mai 2019. Révélation a été faite lors de la réunion du comité directeur du le Comite national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (Cnddr). La réunion du 7 mai à Yaoundé était présidée par le Premier Ministre et président du Cnddr, Joseph Dion Ngute.
BBC Afrique a mené une enquête auprès des ex-rebelles en résidence à Bamenda. Florence Nkeng est l’une d’elle. Cette mère de deux enfants explique à BBC : «Je combattais parce que l’armée a incendié ma boutique. J’avais un salon de coiffure et je vendais du prêt-à-porter. J’étais fâchée, et j’ai suivi mes amis en brousse». Apres plus d’un an de combats aux côtés des séparatistes, Lukong Clinton n’a plus envie de reprendre les armes, confie-t-il au journal : «J’étais en brousse, à Kumbo, avec les combattants, pendant un an et demi. On croyait à notre lutte. Mais plus tard, j’ai constaté qu’on se battait pour autre chose. Les choses avaient changé, il y avait des meurtres, des incendies et des vols, ce qui n’était pas notre but.»
Selon BBC Afrique, «à ce jour, 35 ex-combattants, hommes et femmes, vivent dans le centre de désarmement, démobilisation et réinsertion de Bamenda. Ces jeunes, dont l’âge varie entre 14 et 25 ans, ont combattu dans les rangs des Ambas, le nom donné aux séparatistes armés anglophones.»
V.T.