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Braconnage : Un éco-garde assassiné au Sud-est

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Le soldat Ngongo Bruce Danny n’a pas survécu aux tirs des braconniers d’éléphants au Parc national de Lobeke le 7 décembre 2016. Ces dernières années, le braconnage prend du volume dans la région.

Le soldat Ngongo Bruce Danny n’a pas survécu aux tirs des braconniers d’éléphants au Parc national de Lobeke le 7 décembre 2016. Ces dernières années, le braconnage prend du volume dans la région.
Ngongo Bruce Danny

Ngongo Bruque Danny a été brutalement assassiné par des braconniers armés de Kalachnikov lors d’une mission de lutte anti-braconnage à l’intérieur du Parc National de Lobeke le 7 décembre 2016. Selon le Fonds mondial pour la nature, Wwf, qui rapporte l’information, «des braconniers fortement armés ont ouvert le feu sur une équipe de patrouille mixte composée des éco-gardes du service de la conservation du Parc National de Lobeke et des militaires du 132ème bataillon d’infanterie motorisée. Lors de cette attaque surprise, les braconniers  se sont camouflés et ont ouvert le feu sur l’équipe de patrouille atteignant  ainsi Ngongo.» Le soldat s’est éteint sur le champ après s’être vidé de son sang. Militaire au service de la 132e CIM, Ngozo Martin quant à lui est dans un état critique suite «à la  blessure par balle reçu lors de l’assaut des malfrats. Il a été évacué en urgence à Yaoundé pour des soins médicaux», renseigne le Wwf.

Devant la résistance des éco-gardes, les braconniers se sont tirés, laissant derrière eux neuf (09) pointes d’ivoire et une importante quantité de viande d’éléphant fumée. La source fait savoir qu’un suspect a été arrêté et placé en garde à vue dans une brigade de gendarmerie. Les autorités locales en collaboration avec le service de la conservation de Lobeke ont ouvert des enquêtes pour mettre la main sur les braconniers en fuite. «C’est avec un cœur lourd que nous avons appris le meurtre tragique de ce jeune et dévoué éco-garde et la blessure du soldat. Ce héros, et d’autres qui ont sacrifié leur vie sur la ligne de front de la bataille pour sauver le patrimoine de la faune Camerounaise, méritent notre respect et notre soutien. L’assassinat de cette éco-garde doit secouer tous les Camerounais à prendre des mesures pour lutter contre la criminalité faunique», regrette le Dr Hanson Njiforti, directeur national du Wwf Cameroun.

De 2500 à 1100 éléphants                                                                             

A en croire le Fonds mondial pour la nature, les attaques de ce genre s’intensifient dans la région du Sud. Pour cause, l’instabilité politique au Congo et en République Centrafricaine créant une circulation incontrôlée des armes de guerre depuis 2008.  «Ces dernières années sont, des réseaux de braconniers dans lesquelles circulent des armes de guerre (kalachnikov)  lancent continuellement  des attaques contre les éco-gardes, dans la quête de l’ivoire des éléphants dans le Sud et au tour du parc National  de Lobeke en particulier. Il est à noter que c’est la deuxième fois qu’un eco-garde est tuée dans le parc national Lobeke dans le cadre d’une opération de lutte contre le braconnage en moins de cinq ans.» On se rappelle qu’en septembre 2011, des braconniers ont torturé et tué l’éco-garde Achille Zomedel dans le cadre d’une opération similaire dans le parc de Lobeke. En août 2015, un garde forestier et un soldat ont échappé de justesse à la mort après une confrontation avec des braconniers congolais fortement armés dans les mêmes conditions.

Un récent rapport d’inventaire de la faune de 2015, présenté par le Fonds mondial pour la nature, montre que la population d’éléphants de forêt dans cette zone a diminué de 75%. Lobeke a connu une chute brutale de sa population d’éléphants, passant d’environ 2500  individus en 2005 à seulement 1100 en 2015. «Si cette tendance se poursuit, prévient le Wwf, il n’y aura plus  d’éléphants dans le Sud-Est du Cameroun dans les 10 prochaines années. Face au trafic croissant de l’ivoire et à la prolifération des armes de guerre (Kalachnikov), le ministère camerounais des Forêts et de la Faune (Minfof) a obtenu des armes pour renforcer la lutte contre le braconnage dans certaines Aires protégées du pays. Ils reçoivent par ailleurs une formation militaire et sont mieux équipés.»

Valgadine TONGA

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