Une délégation du Comité de suivi des activités minières et de restructuration du secteur aurifère qui s’est rendue au « chantier Gabon » situé dans l’arrondissement de Mandjou, a salué l’organisation exemplaire des artisans regroupés au sein du Gic Abdoulaye Mining.
La campagne de sensibilisation des artisans miniers se poursuit dans la région de l’Est. La délégation du Comité de suivi des activités minières et de restructuration du secteur aurifère, accompagnée du délégué régional des Mines, de l’industrie et du développement technologique (Minmidt) pour l’Est, et du délégué départemental du Lom-et-Djérem, sous la conduite du représentant du Ministre, Philippe Nyetam, Inspecteur général, s’est rendue cette semaine au « chantier Gabon » dans l’arrondissement de Mandjou. Accueillie par le Maire Frédéric Innocent Kassala Djoni et le responsable du site minier, M. Abdoulaye, cette étape s’est distinguée par le niveau d’organisation des artisans miniers du site, déjà regroupés au sein d’un Groupe d’initiative commune (Gic) dénommé Abdoulaye Mining.
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Cette structure a construit une école privée fonctionnelle qui accueille cette année 130 élèves, encadrés par cinq enseignants et un directeur. L’établissement dispose par ailleurs une restauratrice chargée de fournir gratuitement des repas aux élèves. Une initiative qui témoigne la volonté des artisans à structurer leurs activités et de s’inscrire dans une dynamique de formalisation de l’exploitation minière artisanale. Les échanges avec le Maire de la localité et les artisans miniers ont porté sur l’importance de la carte d’artisan minier et des autorisations d’exploitation artisanale, ainsi que sur la situation des artisans qui découvrent et exploitent des sites sans autorisation préalable, avant d’être expulsés par les titulaires d’autorisations d’exploitation artisanale semi-mécanisée. Les discussions ont également permis d’apporter des éclaircissements sur les différences entre les coopératives et les Groupements d’intérêt économique (Gie), ainsi que sur les modalités d’organisation des artisans miniers.
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Cette rencontre a ainsi offert un cadre d’échanges directs entre l’administration minière, les autorités locales et les artisans, autour des préoccupations rencontrées sur le terrain et des exigences liées à la formalisation de leurs activités.
Ange-Gabriel OLINGA BENG






