L’année militaire 2026 s’est ouverte conformément aux usages immuables des Forces de Défense camerounaises, à travers la traditionnelle cérémonie de remise des épaulettes et galons aux personnels promus.
Placée sous la très haute autorité du ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, représentant le Président de la République, Chef suprême des armées, la traditionnelle cérémonie de remise des épaulettes et galons s’est inscrite dans un itinéraire symbolique débuté à Nkongsamba avant de se poursuivre, le 1er janvier 2026, sur la place de la Bessèkè à Douala.
Dès le 31 décembre, le MINDEF a choisi de passer la nuit de la Saint-Sylvestre aux côtés des éléments du Régiment d’Artillerie Sol-Sol, en position de garde. Par ce geste, le commandement a réaffirmé la solidarité verticale entre la hiérarchie et la troupe, incarnant l’éthique fondamentale du soldat : veiller pendant que la Nation repose. Le lendemain, cette fraternité d’armes a trouvé son prolongement naturel dans l’acte républicain de reconnaissance des mérites, inscrit au calendrier militaire du 1er janvier.
Esprit de corps
À Douala, le cérémonial s’est déployé dans une rigueur strictement conforme aux prescriptions protocolaires. Sous un ciel clair, l’esplanade de la Bessèkè s’est muée en espace d’expression de la souveraineté nationale. Les unités, mises en place avec exactitude, ont donné à voir la discipline, la cohésion et la disponibilité opérationnelle des Forces de Défense.
Après l’arrivée du MINDEF, l’exécution de l’hymne national et la revue des troupes, trois décrets ont structuré la cérémonie : le décret présidentiel portant promotion des officiers, suivi de deux textes du ministre de la Défense consacrant l’avancement des sous-officiers et des militaires du rang. La remise des épaulettes et galons, effectuée dans l’ordre hiérarchique réglementaire, a matérialisé la reconnaissance de la Nation envers le professionnalisme, la loyauté et le sens du devoir des promus. Le défilé militaire, exécuté avec précision, a clôturé cette phase active, avant les félicitations du commandement et le vin d’honneur.
Discipline et fidélité
Au-delà du formalisme, la cérémonie du 1er janvier demeure un acte fondateur de la vie militaire. Elle rappelle que l’avancement n’est ni un privilège ni un aboutissement, mais une charge supplémentaire au service de l’État. En honorant ses soldats dès le premier jour de l’année, la République inscrit la mission de défense au cœur du renouveau national. Cette tradition réaffirme le pacte de confiance entre la Nation et ses armées, fondé sur l’obéissance aux institutions, le respect de la hiérarchie et la disponibilité permanente pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la paix.
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Ainsi s’est refermée, dans la dignité et la solennité, cette journée du 1er janvier consacrée à l’honneur des armes. Au-delà des épaulettes nouvellement fixées et des galons arborés avec fierté, c’est toute la communauté militaire qui a communié dans la joie mesurée du devoir accompli. Les visages des promus, empreints d’émotion contenue, traduisaient la conscience d’une responsabilité accrue autant que la reconnaissance de la Nation. La séparation s’est opérée selon la tradition, autour du repas de corps offert à la Base navale de Bonanjo, moment de cohésion et de fraternité d’armes où grades et fonctions s’effacent au profit de l’esprit de corps. Dans cette convivialité disciplinée, les Forces de Défense ont scellé, à l’aube de la nouvelle année, leur engagement renouvelé au service du Cameroun, fidèles à la devise non écrite du soldat : servir avec honneur, protéger sans faillir, rester unis.
Cheikh Malcolm EPANDA






