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Albert Mambo Maka : « Le bilan de la Couverture santé universelle à l’Est est encourageant, et les perspectives prometteuses »

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A la faveur de la commémoration de la journée de la Couverture santé universelle célébrée le 12 décembre 2025, le délégué régional de la Santé publique de l’Est, en partenariat avec la Giz a organisé un café médias sur la question.

Bonjour Monsieur le Délégué régional de la Santé publique. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la Couverture santé universelle et ses principes fondamentaux ?

La Couverture santé universelle est un concept qui vise à organiser le système de santé de manière à garantir à toute la population l’accès à des soins de qualité, sans contrainte financière majeure. L’objectif est double : offrir des prestations médicales supérieures tout en réduisant significativement les coûts supportés par les usagers. Cela repose sur un principe d’équité et de solidarité. Chacun contribue selon ses moyens, permettant ainsi aux plus vulnérables d’accéder aux soins essentiels grâce à une participation financière régulée et adaptée par l’État.

La région de l’Est a servi de site pilote pour le lancement de la Csu au Cameroun. Quel bilan tirez-vous après deux ans et demi d’expérimentation ?

Le bilan est très positif et même encourageant. La région de l’Est a en effet eu l’honneur d’abriter le lancement national de la Csu dans la localité de Mandjou par le Ministre de la Santé publique, Dr. Malachie Manaouda. Depuis, nous avons enregistré des avancées notables. Le paquet d’activités a été progressivement élargi pour toucher un maximum de personnes. Fait marquant : nous avons dépassé depuis environ cinq mois, l’objectif initial fixé pour fin décembre 2025, qui était d’enrôler 80 % de notre population, estimée à environ 1,7 million d’habitants. Cela témoigne de l’adhésion massive des populations et de l’engagement remarquable de nos équipes sanitaires.

Lire aussi : Couverture santé universelle au Cameroun : le prix de la vie à 6000 francs Cfa à l’Est  

Sur le plan infrastructurel, le nombre de formations sanitaires accréditées est passé de 20 à 148, et les districts de santé couverts sont désormais au nombre de 15, contre 2 au départ. Aujourd’hui, la majorité des services du paquet Csu sont accessibles à la population, conformément à la feuille de route progressive définie par le Ministère de la Santé publique et le Président de la République.

Le volet financement et remboursement des structures de santé est crucial. Où en êtes-vous sur ce plan ?

Effectivement, c’est un pilier essentiel pour la pérennité du système. Grâce au Fonds Régional de Promotion de la Santé, l’État et ses partenaires prennent en charge la partie non supportée par les usagers. Je peux vous confirmer que tous les remboursements dus aux formations sanitaires pour les années 2023 et 2024 ont été effectués. Pour 2025, les procédures sont en cours. Cette fluidité financière est vitale dans la mesure ou elle permet aux structures de santé de récupérer leurs avances en intrants, matériel et logistique, en évitant ainsi tout risque de paralysie du système.

En dehors de l’accès aux soins, la Csu intègre également la notion de satisfaction et de proximité. Quel rôle joue le numéro vert 1510 dans cette dynamique ?

Le numéro vert 1510 incarne justement cette volonté de rapprocher le système de santé du citoyen. Mis en place sous l’impulsion du Ministre de la Santé publique, ce Centre d’appels logé à la délégation régionale de la santé publique de l’Est permet à toute personne, où qu’elle se trouve, de signaler un problème de santé publique. Qu’il s’agisse d’un cas de rougeole, d’une maladie à déclaration obligatoire ou d’une urgence, sans avoir à parcourir de longues distances ou à chercher un contact. Une fois l’appel reçu, ledit Centre alerte en temps réel les intervenants locaux concernés, de l’aire de santé jusqu’au district, voire au niveau national selon la gravité. Cela facilite une prise en charge rapide et coordonnée, que ce soit en milieu hospitalier ou communautaire. Le dispositif sert aussi de lien entre les différents acteurs et contribue même au suivi des patients perdus de vue dans le cadre des programmes Csu. En résumé, c’est un outil de coordination, de régulation et de facilitation entièrement dédié au service des populations.

Merci Monsieur le Délégué régional pour ces éclaircissements et pour votre engagement.

C’est à nous de vous remercier. Car la Csu est un projet de société, et sa réussite dépend de la mobilisation de tous : État, partenaires, professionnels de santé, médias et citoyens.

Propos recueillis par Ange Gabriel OLINGA BENG 

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