Santé mentale au Cameroun : les experts  sensibilisent sur la pathologie

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Une conférence autour de la question a cours depuis mercredi 11 juillet  à Douala. Ce, jusqu’au 13 juillet courant.

« Santé mentale et développement ». C’est le thème de la conférence de sensibilisation qui se tient depuis hier à l’hôtel Pullman à Douala. Plusieurs personnes dont  les administrations publiques, organisations de la société civile, partenaires  au développement, Ong œuvrant dans la santé mentale, prennent part à cette rencontre organisée par le ministère de la Santé publique sous l’initiative de l’Acsed (Action-Santé-Education). Cette Ong basée à Douala, jouit de la collaboration avec le Commonwealth et du soutien technique et financier de l’Oms.

L’objectif est d’outiller, d’informer  et de sensibiliser le public sur les problématiques de la santé mentale, leurs causes,  leurs conséquences, ainsi que leurs impacts sur la société. Dans son mot de bienvenue, le représentant de l’Oms déclare que la santé mentale va au-delà des troubles mentaux, il n’y a pas de santé sans santé mentale qui est le fondement du bien-être d’un individu et de la communauté.

Une conférence autour de la question a cours depuis mercredi 11 juillet  à Douala. Ce, jusqu’au 13 juillet courant. Représentant du ministre en charge des Relations avec le Commonwealth, partenaire de cette initiative, James Gabche soutient qu’une forte charge pèse sur les pays à faibles revenus. Les ressources sont faibles et très peu sont mises à la disposition de la lutte contre cette pathologie. Ceci à causse de l’ignorance et de la considération faite autour de cette maladie qui est encore, selon Cathérine Etondè, Présidente de L’Acsed, un sujet tabou chez nous. Combien de personnes sont

Les participants à la conférence sur la santé mentale.

On apprend que le développement de cette pathologie dépend de plusieurs facteurs et les interventions devraient être multisectorielles. C’est pourquoi l’Oms, dit-il, s’associe au gouvernement pour mettre en place des stratégies efficaces  pour combattre cette pathologie.

Démystifier la maladie et la  santé mentale

Représentant du ministre en charge des Relations avec le Commonwealth, partenaire de cette initiative, James Gabche soutient qu’une forte charge pèse sur les pays à faibles revenus. Les ressources sont faibles et très peu sont mises à la disposition de la lutte contre cette pathologie. Ceci à causse de l’ignorance et de la considération faite autour de cette maladie qui est encore, selon Cathérine Etondè, Présidente de L’Acsed, un sujet tabou chez nous. Combien de personnes sont désespérées aujourd’hui à cause de cette attitude ? s’interroge-t-elle ? Pourtant tout le monde peut avoir les cas dans sa famille.

«Eglises de réveil»

Deux cas de malades (une jeune et une dame) dont la situation  était devenue presque désespérante à cause de   leurs troubles comportementaux pour leurs familles mais qui ont été ramenés grâce au concours de cette Ong à la vie sociale normale sont présentées à l’assistance. La santé mentale est  donc l’affaire de tous et non seulement celle du ministère de la Santé publique, indique Dr Menguene Mviena Justine Laure, psychiatre et Sous-directeur de la Santé mentale au Minsanté. Et d’après cette spécialiste, c’est le mal être qui est à l’origine de ce problème dans notre société. « Les malades sont stigmatisés et marginalisés. Il faut démystifier cette problématique auprès du grand public qui conduit pas mal de monde  par ignorance chez les tradipraticiens et dans les églises réveillées », s’indigne-t-elle. Dr Menguene profite aussi pour lancer un appel à plus de soutien aux différents partenaires, car dit-elle, la santé mentale souffre d’un grand problème de financement.

Environ 450 millions de personnes souffrent de troubles de comportements mentaux dans le monde.

Félix EPEE           

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