Equipements des sélections sportives : Seidou Mbombo Njoya répond à Mouelle Kombi

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Après trois reports, la Fédération camerounaise de football et la marque française Le Coq sportif ont enfin paraphé un contrat vendredi 10 janvier dernier à Yaoundé. Une réponse à la dernière lettre du ministre des Sports et de l’éducation physique, qui, ulcéré par la publication sur les réseaux sociaux, des images des sélections nationales habillées comme des clowns, avait sommé le président de la Fécafoot, d’y apporter des clarifications.

Il a fallu du temps ! De la patience aussi. Après neuf mois d’incertitudes, de clair-obscur, de controverse et de vrai faux procès contre la Fécafoot et Le Coq sportif, la tumultueuse affaire de l’équipementier des sélections nationales de football a finalement débouché sur ce que beaucoup taxeraient d’une histoire d’amour entre les deux parties. Acculé de toutes parts, Seidou Mbombo Njoya s’est enfin plié à la tutelle en jouant la carte de la transparence comme il le claironne d’ailleurs depuis son accession au trône de Tsinga.

En paraphant vendredi dernier, le contrat d’une durée de quatre ans qui lie désormais les deux institutions, le patron de la maison mère du football camerounais vient ainsi taire les supputations et tordre définitivement le cou à la vive polémique née depuis que l’instance dont il tient les rênes, a déclaré sa flamme à l’équipementier français au lendemain d’une rupture douloureuse avec le géant allemand Puma.

En avril 2019, le numéro 1 de la Fécafoot dont on attendait qu’il passe à l’acte, avait pris la presse sportive à contrepied, au motif qu’il réservait la primeur des informations y relative à la prochaine assemblée générale «… L’offre faite par Le Coq Sportif, habilleur de l’équipe nationale de France est plus importante que celle du concurrent. Encore que Puma a divisé par trois sa précédente offre…», avait confié le successeur de Tombi à Roko Sidiki. Mais en octobre, l’Ag tant attendue a accouché d’une souris. Mystère et boule de gomme. Dans la foulée, l’homme avait été rappelé à l’ordre à travers une correspondance sulfureuse du Minsep aux allures d’une demande d’explication, le sommant de briser le silence et dévoiler au moins les contours, la durée et le montant de ce fameux contrat qui a suscité une espèce d’indignation collective perçue à travers les réactions de certains acteurs et amateurs du football camerounais sur la toile. Eux qui estimaient pour la plupart, qu’il s’agit d’une idylle qui n’honore pas une sélection de la taille des quintuples champions d’Afrique.

Lire aussi :Seidou Mbombo Njoya : «Renouveler le contrat avec Puma signifiait qu’on brade le patrimoine camerounais»

2 milliards de Fcfa sur quatre ans ( ?)

C’est désormais chose faite ! Le Directeur marketing de Le Coq sportif, Patrick Ouyi et Mbombo Njoya ont apposé leur signature au bas du document qui donne dorénavant une caution juridique au gentleman agreement passé entre les deux structures. L’équipementier français s’est engagé à fournir des équipements à toutes les sélections nationales du Cameroun jusqu’en 2023. Seulement, les parties se sont gardées de révéler le montant de ce contrat. Toutefois, l’on parle sous cape d’une rondelette somme de 2 milliards de Fcfa que la Fécafoot devrait percevoir sur quatre ans. Une cagnotte bien en deçà de l’offre proposée en son temps par Puma pour permettre au Cameroun de tirer de substantiels revenus directs et indirects.

« Pour des raisons de confidentialité inhérentes à ce type de contrat, je ne peux vous révéler les chiffres mais je peux vous dire que nous avons signé un bail de quatre ans avec la Fécafoot. Habillez les Lions indomptables est indéniablement un gros coup. Je ne vais pas vous révéler le contenu de nos discussions. Disons que la Fécafoot et Le Coq Sportif ont déjà eu une aventure commune par le passé et qu’il était donc assez évident que nous allions nous recroiser un jour. Ce jour est venu, cela n’a pas été facile et personne ne l’a caché mais je trouve que tout le monde a joué le meilleur jeu possible pour que chacun y trouve son compte », dixit Patrick Ouyi.

Daniel NDING

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