Dernière heure : une mission d’urgence chez Mama Nguea et Marthe Zambo

0

La mission instruite par le ministre des Arts et de la Culture est arrivée à Douala ce 16 août 2019. Elle est conduite par Théophile Eyango, inspecteur N°1  des services. Selon des sources proches au Minac, «le ministre des Arts et de la Culture, le Dr Pierre Ismael Bidoung Mkpatt, informé de l’état de santé de nos deux icônes de la musique camerounaise Mama Nguea et Marthe Zambo, dépêche ce jour 16 août 2019, à Douala une mission d’urgence à leur chevet pour leur apporter le réconfort du Gouvernement, quant à leur prompt rétablissement.»

On apprend aussi que la délégation doit échanger avec les médecins en charge de ses icones de la musique camerounaise, évaluer l’état des besoins, donner une première assistance financière, en attendant.

L’état de santé de Mama Nguea et de Marthe Zambo inquiète et secoue les mélomanes. Le sujet anime la toile, surtout depuis la sortie de Mama Nguea, le 14 août dernier. Dans un direct sur Facebook, l’auteur du titre à succès «Chauffer moteur» racontait alors toutes les difficultés qu’elle rencontre pour se soigner. Le diabète qui la ronge lui a déjà volé son embonpoint et sa mine radieuse. Portée par le désespoir, notre Nguea La Route a profité du direct pour appeler à l’aide : «Samuel Eto’o c’est maintenant que j’ai besoin de toi. Il sait que je suis malade, d’ailleurs il a promis me donner 10millions Fcfa pour que j’aille me soigner… J’attends toujours.»

Manu Dibango : «Les artistes doivent créer une mutuelle pour les situations difficiles»

Cette situation pour le moins insoutenable, remet au goût du jour le sempiternel problème de la situation des artistes au Cameroun. Interrogé sur la question par Lavoixdukoat en 2018, Manu Dibango affirmait : «Les artistes, je les plains, mais ils doivent aussi se poser les questions. Qu’ils se mettent ensemble. Pourquoi ils ne créent pas une mutuelle, parce qu’à chaque fois qu’il y a un problème, ils doivent aller à la tontine. Il faut créer une mutuelle. Ils peuvent voir avec le ministère. A la Sacem, il y a la mutuelle. Ils peuvent créer la mutuelle, cotiser quelque chose pour prévoir les situations difficiles. Il faut organiser le système et c’est eux qui peuvent le faire. Mais s’ils ne sont pas ensemble ils ne peuvent rien faire.» Ancien président du Conseil d’administration de la Cameroon music corporation, le Grand Officier de l’Ordre de la Valeur poursuivait, «nous avons essayé de faire des choses ici mais ça n’a pas marché. D’autres personnes doivent faire en sorte que ça marche. C’est malheureux, c’est comme ça. Mais en général, la situation des artistes n’est jamais stable. Vous jonglez. C’est un panier à crabes.» Triste !

Valgadine TONGA

Share.

About Author

Leave A Reply