Vandalisme : les militants du Mrc saccagent l’Ambassade du Cameroun en France

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Selon les sources officielles, les responsables ont été évacués par les forces de l’ordre français.

Samedi 26 janvier 2019. Une vingtaine de Gilets Jaunes investissent les rues en France, concentrant toute l’énergie des forces de l’ordre françaises. Les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) sautent sur l’occasion, s’introduisent tels des malfrats dans l’ambassade de leur pays, et vandalisent tout. Le temps que les forces de maintien de l’ordre françaises interviennent, les dommages sont déjà faits. Ces militants du Mrc répondaient à un appel à manifestation de leur président, le Pr Maurice Kamto, candidat malheureux à la dernière élection présidentielle. Le nouveau ministre de la Communication du Cameroun connu pour sa fermeté, n’a pas tardé à réagir. Lire aussi :https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/26/gilets-jaunes-la-mobilisation-a-repris-samedi-malgre-les-dissensions-internes-au-mouvement_5415079_3224.html

Le même jour, aux alentours de 23h, Emmanuel René Sadi accompagné du Minat Atanga Nji, a signé son premier échange avec la presse. «A l’étranger, une centaine de militants du Mrc se sont attaqués à l’ambassade de Paris en France. Après avoir escaladé la grille d’enceinte, ils se sont introduits par effraction dans le bâtiment, saccagé tout sur leur passage et causé des dégâts considérables. A l’heure qu’il est, ces individus ont été évacués  par les forces de l’ordre françaises», précise Emmanuel René Sadi. Qui ponctue : «Le gouvernement de la République condamne avec force ces manœuvres inadmissibles dont le but évident est la déstabilisation du Cameroun, sous le fallacieux prétexte d’un hold-up électoralLire aussi :Ministère de la Communication : René Sadi pour corriger la copie d’Issa Tchiroma

Selon les sources officielles, les responsables ont été évacués par les forces de l’ordre français. Samedi 26 janvier 2019. Une vingtaine de Gilets Jaunes investissent les rues en France, concentrant toute l’énergie des forces de l’ordre françaises. Les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) saisissent l’occasion, s’introduisent tels des malfrats dans l’ambassade de leur pays, et vandalisent tout

René Sadi et Atanga Nji.

117 personnes gardées-à-vue

Au Cameroun, bien que la manifestation ait été interdite, quelques militants du Mrc ont marché dans les villes de Bafoussam, de Yaoundé, de Douala et de Mbouda. «A Yaoundé, Bafoussam et Mbouda, plusieurs individus, pris en flagrant délit de perturbation de l’ordre public et de voies de fait diverses, ont été interpellés et placés en garde-à-vue, soit respectivement 62 à Yaoundé, 42 à Bafoussam, et 13 à Mbouda

A Douala, le Mincom ne nie pas que les choses ont tourné au vinaigre. «Quelques participants à cette marche illégale se sont alors organisés d’une manière particulièrement agressive, et ont pris sur eux de défier les forces de sécurité dans l’exécution des missions classiques de préservation de l’ordre public. Faisant montre de maîtrise et de professionnalisme, les forces de maintien de l’ordre ont dû procéder à des mises en demeure, malheureusement, non suivies des faits, de la part des manifestants. Il s’en est suivi quelques échauffourées au cours desquels les éléments de sécurité ont fait usage d’une logistique réglementaire. Sept personnes ont été interpellées et ramenés au siège du Mrc, sis au lieu dit New-Deido dans l’arrondissement de Douala 1er. En outre, six blessés ont été enregistrés parmi lesquels, deux activistes bien connus du public.» Il s’agit de Me Michèle Ndoki et de Célestin Djamen. Dans les vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, ils présentent chacun une blessure ouverte sur la cuisse. Les militants du Mrc affirment que la police leur a tiré dessus à balles réelles. Ce à quoi le Mincom dit non. «Il convient de préciser que sur la base des faits d’une absolue véracité, aucun coup de feu à balles réelles n’a été tiré

Selon les sources officielles, les responsables ont été évacués par les forces de l’ordre français. Samedi 26 janvier 2019. Une vingtaine de Gilets Jaunes investissent les rues en France, concentrant toute l’énergie des forces de l’ordre françaises. Les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) saisissent l’occasion, s’introduisent tels des malfrats dans l’ambassade de leur pays, et vandalisent tout

Célestin Djamen au coeur de la manif du Mrc à Douala.

La déstabilisation du Cameroun

Le gouvernement dénonce un agenda caché du Mrc qui vise la déstabilisation du Cameroun. Ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji menace : «Les actes de provocations perpétrés par le Mrc et ses militants aujourd’hui à Douala, à Yaoundé, à Bafoussam et à Paris sont des scènes d’une extrême gravité. Je dirai même que le Mrc a franchi la ligne rouge et a débordé le seuil de la tolérance. Il y a lieu de préciser que la mansuétude du gouvernement ne doit en aucun cas être considérée comme un signe de faiblesse. Ce serait une grosse erreur. Pour tout parti qui le ferait, la conséquence serait la suspension de ce parti sur l’étendue du territoire.» Le gouvernement rappelle aux acteurs qu’ils sont «comptables des exactions commises et ils s’exposent ainsi aux sanctions prévues par la loiLire aussi :Célestin Djamen : «Quand un bateau est en train de couler on le quitte»

Rappelons que Célestin Djamen est encore alité à l’hôpital où il avait été conduit avec Me Ndoki. L’avocate est sortie hier, soit quelques temps après la prise en charge de sa blessure.

Valgadine TONGA

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