Minac : le nouveau challenge de « Mini Pam Pam »

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Présenté comme la principale cause de l’enlisement du conflit qui a perduré à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) pour avoir soutenu l’imposture de l’exécutif de Tombi A Roko au mépris des décisions de justice, le désormais nouveau ministre des Arts et de la Culture paie également le prix du retrait de la Can 2019 au Cameroun.

Assoiffé de sang,  le peuple attendait que Paul Biya l’envoie au quartier ! Certains lui prédisaient une sortie du gouvernement avec à la clé, un déferrement à la prison centrale de Kondengui. C’est que, beaucoup voyaient sa tête sur la guillotine pour avoir été mis en index comme l’un des principaux responsables du retrait de la Can 2019 au Cameroun. Mais c’était sans compter le tour de magie de Paul Biya, l’imprévisible maître des  horloges et seul juge des opportunités. Au lieu de couper les têtes, le président de la République a plutôt surfé sur la vague de l’imprévisibilité. Et de son chapeau est sorti un changement de chaise musicale entre Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt qui quitte le ministère des Sports et de l’Education physique (Minsep) pour le ministère des Arts et de la Culture pendant que Narcisse Mouelle Kombi effectue le chemin inverse. En guise de châtiment, le chef de l’Etat n’a trouvé mieux que d’envoyer son « beau frère » aux bâtiments situés à l’arrière du Musée national. Lire aussi :Revirement : le Maroc ne veut plus sucer la Can 2019

Présenté comme la principale cause de l’enlisement du conflit qui a perduré à la tête de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) pour avoir soutenu l’imposture de l’exécutif de Tombi A Roko au mépris des décisions de justice, le désormais nouveau ministre des Arts et de la Culture paie également le prix du retrait de la Can 2019 au Cameroun.

Bidoung Mkpatt à gauche, le 1er Ministre au centre, Mouelle Kombi à droite.

Fédérations « hors la loi »

Pendant que beaucoup estiment que l’excès de zèle et les décisions unilatérales de Bidoung Mkpatt ont pratiquement paralysé le mouvement sportif national, Biya, lui, croît dur comme fer que son ancien comédien de ministre saurait favoriser  l’impulsion d’une nouvelle orthodoxie au sein de la gestion des Arts et de la culture au Cameroun. Pourtant ce dernier a accumulé autant de couacs au Minsep avec entre autres, l’échec de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019, son arbitrage maladroit dans la crise qui secouait la  Fédération camerounaise de football (Fécafoot) depuis 2013 et le statut de « hors la loi » qu’il a lui-même conféré aux fédérations sportives civiles nationales, en prolongeant leur olympiade au motif de la révision de quelques dispositions de sa loi n°2011/018 du 15 juillet 2011, relative à l’organisation et la promotion des activités physiques et sportives. Malgré son retour dans une maison qu’il connaît bien, Bidoung Mkpatt quoique ferme, exigeant, martial, charismatique et plus que jamais accroché à la culture des résultats, obtenus dans l’efficacité, a perdu le coche. En témoigne le chapelet de griefs qui lui sont imputés lors de son magistère. Lire aussi :Fécafoot : Seidou Mbombo Njoya et les mauvais comptes de Tombi à Roko

Parachuté au Minac où la patate chaude de la gestion des droits d’auteurs a grillé le règne de plusieurs ministres, le pauvre médecin du mouvement sportif national aujourd’hui en lambeaux devra s’armer de beaucoup de tact et de sagesse pour espérer tirer son épingle du jeu dans cette mare à caïmans qu’est le Minac. Pour avoir fait ses humanités au sein des troupes théâtrales dans les années 90, celui qu’on surnomme « Mini Pam Pam » n’a qu’à bien se tenir.

Daniel NDING

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