Miss Cameroun : l’Etat récupère enfin l’organisation

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En désavouant le Comica suite à ces nombreuses frasques, le ministère des Arts et de la Culture a repris le concept de ce concours de beauté.

Il était temps ! Le Comité d’organisation de Miss Cameroun (Comica), n’organisera plus ce concours qui célèbre la beauté camerounaise. L’annonce a été faite via un communiqué de presse signé ce jeudi 20 décembre 2018 par Narcisse Mouelle Kombi, le ministre des Arts et de la Culture, Minac. Le fait de se «réapproprier au nom du gouvernement le concept Miss Cameroun, objet d’une prescription de la haute hiérarchie, est consécutive aux incidents récurrents ayant impacté négativement ces dernières années, ledit concours», explique le ministre. Et des incidents, il y en a eu à la pelle.

Caroline Biloa Kounou veut être indemnisée pour le «comportement frauduleux» causé par le Comica, et qui l’a écarté de la compétition.

Julie Frankline Nguimfack, destituée.

Faisons un flash back sur l’année 2017 où ça empestait déjà le roussi.  A l’occasion du lancement de la 13ème édition de l’élection Miss Cameroun 2017, le Comica annonce la destitution de la Miss 2016. Pour se justifier, la présidente du Comica, Ingrid Solange Amougou argue que la Miss Cheugueu Nguimfack Julie Frankline  est indisciplinée. La 1ère dauphine ayant démissionné, et les deux autres dauphines marquant leur indisponibilité, le Comica remet les attributs de la Miss à la 4ème dauphine, beaucoup plus malléable selon certaines indiscrétions. Sur son mur Facebook, la 1ère dauphine Audrey Aboula  explique : «Par le biais de cette lettre, je souhaite vous faire part de ma décision de quitter mes fonctions de 1ere dauphine Miss Cameroun 2016 que j’occupe depuis le 30 juillet 2016. Mon choix a été fait suite aux différentes incompréhensions et différentes menaces écrites et verbales enregistrées que m’envoient des membres du Comica. N’ayant jamais reçu d’avertissement écrit et ne comprenant pas vraiment les faits qui me sont reprochés, sous le conseil de ma famille et mes proches, j’ai décidé de prendre du recul et de démissionner.» Lire aussi :Elections Miss Cameroun : Entre destitution et démission

Alors que le président du jury de l’élection Miss Cameroun 2018 réfute les accusations de fraude, le conseil de la partie adverse dénonce une «association de malfaiteurs».

Caroline Nseke, la Miss Cameroun contestée.

Non content de cette salissure de l’image du Cameroun, le Comica remet ça en 2017, avec une élection contestée. On se souvient encore de la plainte de la candidate Caroline Biloa Kounou, accusant le Comica de l’avoir évincé de la course à la couronne, en la remplaçant par une autre candidate le soir de la finale. Après un combat entre les conseils des différentes parties, Ingrid Amougou avoue au finish son forfait. Lire aussi :Miss Cameroun 2018 : Une candidate exige l’annulation de l’élection

A côté de ces clichés loin d’être exhaustifs, l’organisation du concours s’est dégradée d’année en année,  des prestations à  donner un haut-le-cœur. Le Cameroun a eu mal à son image. «Les nouvelles modalités d’organisation de cet important évènement culturel par l’Etat, actuellement en étude, seront communiquées, en temps opportun», dixit le Minac. Vivement que la diversité culturelle camerounaise reprenne droit de cité dans ce concept.

Valgadine TONGA

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