Lutte contre la corruption : Tradex et Guinness ont le pied sur l’étrier

0

Face aux médias, mardi 4 décembre 2018 à Douala, les DG de ces entreprises ont présenté leurs stratégies en matière de bonne gouvernance.

Le 9 décembre prochain, se célèbre la journée internationale de lutte contre la corruption. Une occasion idoine pour la Business Coalition for Good Governance (Bcgg) de s’entretenir avec les médias, ce mardi 4 décembre 2018 à Douala, sur l’impact néfaste de la corruption. Président de la Bcgg, Jean Perrial Nyodog se rappelle qu’il y a quelques années, «notre pays a été indexé comme le pays le plus corrompu au monde, dans un classement international.  Il fallait réagir. Depuis lors, beaucoup d’actions sont entreprises par les pouvoirs publics pour réduire le taux de corruption dans notre pays. Les hommes d’affaires ont pensé aussi à lutter à leur niveau contre ce fléau».

Face aux médias, mardi 4 décembre 2018 à Douala, les DG de ces entreprises ont présenté leurs stratégies en matière de bonne gouvernance. Le 9 décembre prochain, se célèbre la journée internationale de lutte contre la corruption. Une occasion idoine pour la Business Coalition for Good Governance (Bcgg)

La coalition a mis sur pied un mode de conduite à respecter au sein des entreprises et Pme membres.  A Tradex, souligne le Directeur général Jean Perrial Nyodog, «nous avons commencé en 2014 par définir un code de conduite, et nous avons mis en place une équipe chargée du contrôle de conformité et des pratiques d’éthique. En 2015, nous avons déployé des stratégies pour s’assurer que nos partenaires, le personnel agissent en conformité avec tout ce que nous avons mis en place. Pour déployer ce programme, nous avons commencé par la formation et la sensibilisation de tous les collaborateurs. Une équipe a été mise en place, chargée de recevoir toutes les informations des pratiques qui ne rentrent pas dans notre code. Nous avons également mis en place des outils pour détecter ce qui se passe, savoir qui respecte ou ne respecte pas le code. Au terme de cette étape, il y a une phase de sanction négative et positive pour ceux qui respectent la conformité.» Le DG se targue ainsi de tenir une entreprise «où le niveau de corruption est à zéro. Nous sommes déterminés à remporter cette guerre

Lire aussi : Lutte contre la corruption : le coup d’épée dans l’eau de la Conac

A Guinness Cameroun, on a une autre approche. Selon son Directeur général,  Kimani Kirore Mwaura, sa boite met un point d’orgue sur l’enquête de bonne moralité des collaborateurs. «Nous enquêtons sur une personne avant de l’employer, pareil pour le client. Nous n’acceptons pas de paiement cash parce qu’il n’y aura pas de traçabilité et ça favorise la corruption. Nous ne payons jamais les gens dans les comptes inconnus. Nous refusons les pots-de-vin. Il y a un code de bonne conduite que chaque employé signe annuellement, y compris moi…», énumère Kimani Kirore Mwaura, par ailleurs Vice-président de la Bcgg. Et de confesser que cette enquête de bonne moralité fait défaut en Afrique.

Lutter contre la corruption est un combat quotidien. Mais «nous sommes convaincus que si nous réduisons aujourd’hui la corruption qui peut passer par les entreprises, nous aurons touché suffisamment d’acteurs qui sont liés à la corruption», ponctue Jean Perrial Nyodog.

Business Coalition for Good Governance a pour leitmotiv de créer au Cameroun un environnement commercial dénué de corruption. Elle s’est ainsi assignée pour mission d’évaluer et communiquer sur les avantages économiques et commerciaux d’un climat économique sans corruption.

Valgadine TONGA

Lire aussi : 1517 : le numéro vert pour combattre la corruption au Cameroun

Share.

About Author

Leave A Reply