Menace sur des artistes camerounais : Jacky Kinguè porte plainte contre «la BAS»

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La plainte, selon l’artiste, a été déposée en début de semaine au tribunal de Nanterre en France.

C’est  à travers une de ses vidéos postées sur sa page Facebook que Jacky Kinguè nous fait part  de  sa plainte. En effet, le samedi 24 novembre dernier alors qu’il sortait au petit matin du spectacle marquant les 35ans de carrière de son compatriote et  sommité de la musique camerounaise Ben Decca, l’artiste a retrouvé toutes les roues de sa voiture crevées par des manifestants se réclamant de la «brigade anti-sardinards».

La plainte, selon l’artiste, a été déposée en début de semaine au tribunal de Nanterre en France. Cette plainte est appuyée par celles de plusieurs autres personnes venues vivre le spectacle dont les véhicules ont été vandalisés, y compris les voisins dont les voitures étaient garées non loin de la salle qui accueillait l’événement.

Jacky Kingue.

Outré d’être pris à parti par des individus qu’il ne connaît ni d’Adam ni d’Êve, l’auteur du titre à succès «Mudengue» et par ailleurs meilleur révélation 2001, a décidé de porter plainte contre les auteurs de ces actes. Il compte aller jusqu’au bout de la procédure pour que justice soit faite et que les coupables répondent de leurs actes. «Je ne suis pas un politicien. Et je ne sais pas ce que certains gens veulent. Pendant que nous autresnous nous préoccupons pour nourrir nos enfants et leur donner un avenir, d’autres sont là pour chercher à vous nuire», s’insurge l’artiste.

Cette plainte est appuyée par celles de plusieurs autres personnes venues vivre le spectacle dont les véhicules ont subi le même sort, y compris les voisins dont les voitures étaient garées non loin de la salle qui accueillait l’événement.

En guise de rappel,  la «brigade anti-sardinards» est un mouvement né et créé par quelques activistes de la diaspora, suite à la dernière élection présidentielle au Cameroun. Ils se sont engagés à nuire aux artistes ayant fait des prestations dans les meetings de campagne politique du candidat Paul Biya. Ils ne se limitent pas à boycotter, mais s’attaquent auxdits artistes. Non sans les réduire au mot «sardinard», référence faite aux pains tartinés avec de la sardine, distribués lors des meetings. Une attitude que plus d’un assimile à un flingue dictatorial contre des artistes Camerounais.

Félix ÉPEE

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