Universités d’Etat : les enseignants annoncent une grève de trois jours

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Ils dénoncent notamment les menaces, kidnappings et assassinats de leurs confrères dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun.

Les enseignants des Universités d’Etat du Cameroun sont attendus du lundi 26 au mercredi 28 novembre 2018, au Hall du bâtiment du ministère de l’Enseignement supérieur à Yaoundé. Il est question pour eux de répondre à un mot d’ordre de grève, via un sit-in. C’est la teneur du communiqué du Bureau exécutif national du Syndicat national des enseignants du supérieur (Ben-Synes) donc  www.lavoixdukoat.com a eu copie. La note qui porte la signature du Secrétaire général du Synes, Pr. Ngounou Ngatcha Benjamin, parle d’une «grève avec cessation de toutes les activités académiques –enseignements, travaux pratiques, évaluations, corrections, jurys des examens et des soutenances de Master et de Doctorat

Ils dénoncent notamment les menaces, kidnappings et assassinats de leurs confrères dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Les enseignants des Universités d’Etat du Cameroun sont attendus du lundi 26 au mercredi 28 novembre 2018, pour un sit-in au Hall du bâtiment du ministère de l’Enseignement supérieur à Yaoundé.

Le Synes veut à travers cette manifestation, réclamer de meilleures conditions de travail pour les enseignants du Cameroun, et singulièrement du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ces deux régions subissent les joutes sécessionnistes depuis deux ans. Les enseignants ne sont point épargnés. Le Synes dénonce la «mort, le kidnapping, le harcèlement ainsi que les demandes régulières de rançons aux enseignants dans les campus, respectivement de Bamenda et de Buea. Dénonce la situation générale de l’insécurité et condamne avec dernière énergie tous ces actes d’une autre époque.» On se souvient encore de la traque et de l’assassinat par les sécessionnistes, du Pr. Paul Kuban Mbufong, enseignant de linguistique et directeur des affaires administratives à l’université anglophone de Bamenda. C’était en octobre dernier. L’enseignant se rendait juste à son travail.

A côté de ça, le Syndicat note une «dégradation permanente des conditions de vie de l’enseignant et son cadre de travail (insécurité, logements, mobilités professionnelles, insuffisance des infrastructures en adéquation avec les effectifs ainsi que des moyens pour améliorer la qualification professionnelle, équipements de laboratoire insuffisants ou désuets, absence et ou insuffisance de matériel didactique, insuffisance de budget de recherche ainsi que des encadrements pour les Masters et doctorats, cumul des dettes académiques) dans toutes les universités d’Etat.» Le Synes relève en outre le manque de transparence dans la gestion des contrats de tutelles des Ipes par le Minesup et les Universités d’Etat.

Si le Synes se réjouie de la récente décision du Chef de l’Etat de recruter 2000 titulaires de Doctorat/Phd, il désire plus que tout l’instauration d’un climat sain pour l’exercice du métier.

Valgadine TONGA

 

 

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