Cardinal Christian Tumi : «L’Etat n’a pas annulé la conférence. Il a dit pas maintenant»

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C’est la principale information que Son Éminence, le Cardinal Christian Tumi a transmis aux médias, ce mardi 20 novembre 2018, à la Cathédrale St Pierre et Paul de Douala. Avec autour de lui des membres initiateurs de la conférence de Buea, l’homme de Dieu a rassuré sur la tenue de cette conférence pour résoudre la crise anglophone. Elle était prévue les 21 et 22 novembre courant à Buea. «L’Etat n’a pas annulé la conférence. Ils ont dit, pas maintenant. On vous invitera pour vous faire part de la nouvelle date», déclare le Cardinal Christian Tumi. Il confie avoir le soutien d’un grand nombre de personne, des Camerounais de l’étranger même «de certains ministres à Yaoundé. Les francophones également nous soutiennent. J’ai déjà reçu pas mal de chefs traditionnels du Sud-ouest.»

On se souvient que la première conférence générale anglophone, prévue le 25 juillet 2018 avait été renvoyée. A en croire Alhadji Mohammed Aboubakar, Imam de la mosquée centrale de Buea, «nous l’avions renvoyée pour des raisons stratégiques. Pour cet autre renvoi, nous attendons l’approbation du gouvernement. Il n’a pas refusé, donc la conférence aura lieu.» Deux préoccupations seront à l’ordre du jour, les causes du problème anglophone et les solutions. Le rapport sera par la suite présenté au chef de l’Etat. «Il s’agit d’un problème national, ponctue le Révérend Fonki Samuel. Si vous voyez quelqu’un contre cette conférence, c’est qu’il ne connaît pas les motifs, le concept de la conférence. Contrairement à ce que pensent certains, nous ne soutenons aucune partie. Nous sommes juste des hommes de Dieu

En attendant la rencontre, le Cardinal rassure : «Nous continuerons à travailler pour le retour de la paix. Il faut être tolérant. Vouloir gagner par la force nous réduit à l’état animal. Je demande aux médias de prêcher un discours de paix, et non d’inciter à la haine. Il y aura la paix.» Comme le martèle Me Barrister Nkongho Félix Agbor, «tout le monde veut la paix. Ceux qui portent le Cameroun dans leur cœur, qui veulent que les tueries s’arrêtent doivent s’engager dans cette conférence. Elle est ouverte à tout le monde. Les Camerounais de l’étranger pourront intervenir via la téléconférence.» Ci dessous, un extrait de la conférence de presse:

Valgadine TONGA

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