Loi des Finances : ce qui attend les Camerounais en 2019

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Le budget à attribuer à l’Etat du Cameroun pour le compte de l’exercice 2019 s’équilibre en recettes et en dépenses à 4850,5 milliards de Fcfa. Soit une augmentation de 161 milliards par rapport aux 4 689 milliards validés en 2018.

L'État camerounais possède traditionnellement d'importants dépôts auprès des banques, lesquelles ont bâti leurs activités autour de ces ressources quasiment gratuites.

Une vue du ministère des Finances.

Le volumineux projet de loi des Finances est sur la table des députés depuis vendredi dernier. Au plan douanier, apprend-on, l’on pourrait assister à l’élargissement du champ d’application du droit d’accise aux boissons gazeuses importées, aux produits cosmétiques, aux articles de la friperie, aux pneumatiques et aux véhicules d’occasion. Il y a aussi l’institution d’une nouvelle modalité alternative de collecte des droits et taxes de douanes sur les téléphones importés par exemple. En ce qui concerne les dispositions relatives au code général des impôts, les évolutions sont concentrées sur l’amélioration du climat des affaires, l’élargissement de l’assiette, la sécurisation des recettes et la promotion socio-économique. Selon la télévision publique camerounaise, les innovations apportées dans le nouveau projet de loi de Finances, traduisent «la volonté du gouvernement de la République à continuer à impulser une croissance forte dans un environnement international marqué par la relative remontée des prix de pétrole et un contexte national caractérisé par la mise en œuvre du programme économique et financier triennal conclu avec le Fmi en juin 2017 d’une part et l’insécurité dans les régions de l’Extrême-nord, du Nord-ouest et du Sud-ouest d’autre part». Lire aussi :Loi des Finances 2018 : A quoi doivent s’attendre les Camerounais ?

Booster son industrialisation

Pour mettre en œuvre les engagements pris par l’Etat, des mesures nouvelles sont proposées dans le but d’accroitre la mobilisation des recettes internes par une augmentation du taux de la pression fiscale, resserrer les dépenses publiques et maîtriser le rythme de l’endettement. Pour le Cameroun, 2019 se présente comme une année charnière. En effet, elle marque la fin du document de stratégie pour la croissance et l’emploi (Dsce). Et celle de l’entame d’un nouveau cycle de planification stratégique. Mais aussi l’année de nombreux défis. Parmi lesquels, la Can Total Cameroun 2019 et l’achèvement de nombreux projets structurants, barrages et routes. Ainsi, après le Dsce, le gouvernement devra mobiliser toutes les énergies pour booster son industrialisation afin d’assurer la croissance économique. D’où la nécessité de tenir compte des propositions du secteur privé dans la prise de décisions.

Émise en mars dernier au lancement de la loi de Finances 2019, l’idée d’accorder l’importance au secteur privé, participe de la transformation des matières premières. Sur l’ensemble des propositions en matière de fiscalité de la douane, apprend-on, 27 ont reçu avis favorable, 10, un avis réservé, 3 sont en perspective, soit un taux d’acceptation de 73 %. En matière de fiscalité intérieure –c’est-à-dire les impôts–, sur 83 propositions, 47 ont reçu un avis favorable, 24 ont reçu un avis réservé et 12 sont en perspective, soit un taux de recevabilité de 71%.

Daniel NDING avec agence cameroun presse

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