Déchéance : Comment le Sdf a signé son arrêt de mort

0

Le parti de Ni John Fru Ndi perd du terrain au fil du temps. Lézardé par des guerres intestines, truandé par des barons qui ne veulent pas lâcher prise, le « Power to the people » est tombé bas sans compter les départs en cascade et l’auto-flagellation des esprits déterminés à apporter un nouveau souffle dans cette chapelle.

27 ans après la construction de plusieurs formes d'alliances politiques, aucune coalition d'organisations politiques n'a pu conquérir le pouvoir

John Fru Ndi.

Avec les récents évènements survenu au sein du social democratic front (Sdf) notamment le discours de Joshua Osih , candidat malheureux à la présidentielle qui a reconnu la victoire de Paul Biya, la démission du député Sdf Oscar Edimo Ndoumbe du Wouri le 22 octobre dernier, et le spectre de la radiation de Jean Michel Nintcheu lors du prochain National executive comitee (Nec) prévu le 03 novembre prochain, la coupe est bien pleine pour comprendre la descente aux enfers de ce parti politique. Qui, au début des années 90 a donné envie de croire au changement. Ce ne sera pas pour aujourd’hui, du moins avant 2025 parce qu’on ne sait jamais. Le spectacle désolant que le Sdf a offert aux potentiels militants du fait des incongruités dans la gestion quotidienne, de l’affairisme supposé, des manquements à l’éthique de certains élus locaux, des batailles internes a fini par effriter le peu de sympathie que les Camerounais éprouvaient encore envers ce projet, somme toute intéressant du point de vue de l’adhésion d’antan. Lire aussi :Présidentielle camerounaise : la marche de Nintcheu divise le Sdf

Le premier vice-président national du Sdf a été élu avec un score de 88,39% contre 11,61% pour son adversaire. Joshua Nambangui Osih est le candidat du Sdf

Joshua Osih.

Il faut ajouter à cela l’émancipation de quelques figures qui en ont marre de traîner la patte ou d’être sous l’aisselle du Chairman pendant que ce dernier tire profil avec une certaine clique. Cela s’est encore vu lors de la campagne présidentielle dernière. Joshua Osih était tout seul sur le champ politique, ses autres camarades l’ayant simplement abandonné et préférant jouer le malin. Ce qui a eu pour conséquence, la déconfiture de leur candidat. Pas besoin de revenir sur score. Il est suffisamment ridicule pour une formation politique qui seulement en termes d’occupation de terrain talonne le parti au pouvoir ainsi que sa représentativité au sein des institutions de la République, conseils municipaux et parlement. Seulement l’on apprend aussi que certains membres influents n’ont pas pu mouiller le maillot aux côtés de leur poulain parce que ne partageant pas la posture du Chairman Ni John Fru Ndi qui aura tout fait pour passer le flambeau à Joshua Osih, alors même que les Joseph Mbah Ndam, Joseph Banadzem dont la santé est quelque peu précaire aurait pu faire l’affaire. Même Jean Michel Nintcheu, selon une source interne se serait en sortit avec un score pas du tout minable. Que dire de Forbi Nchinda et les autres qui attendent toujours leurs tours.

En termes de financement pour la campagne du Candidat Joshua Osih, la quote-part de chacun ne serait pas arrivée à temps au point où l’échelle retenue pour les contributions finales n’a pas été satisfaite. Les contributeurs ont trouvé des arguments fallacieux pour se soustraire à cette exigence là. Les plus de 100 millions attendus n’ont pas été atteints. L’on s’est alors contenté d’une petite poignée. Conséquence, même le déploiement du candidat Osih n’était pas celui attendu. La rencontre du 03 novembre sera déterminante pour la survie du parti fin qu’il puisse affronter les échéances futures que sont les régionales, les législatives et les municipales. Lire aussi :Célestin Djamen : «Quand un bateau est en train de couler on le quitte»

Daniel NDING

Lire aussi : Déchirure : Elimbi Lobe démissionne du Sdf

Share.

About Author

Leave A Reply