Yaoundé : une conférence de presse de Cabral Libii interdite

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Le candidat du parti Univers n’a pu échanger ce mercredi 24 octobre avec les hommes de médias, du fait d’une interdiction du sous-préfet de Yaoundé 4.

Le candidat du parti Univers n’a pu échanger ce mercredi 24 octobre avec les hommes de médias, du fait d’une interdiction du sous-préfet de Yaoundé 4. Cabral qui n'exclut pas de travailler avec le gouvernement de Biya à la condition que des préalables

Cabral Libii face aux médias.

Annoncée en grande pompe par la coordination de la communication de Cabral Libii, la montagne a plutôt accouché d’une souris. Tout monde est reparti sur sa soif, l’orateur principal n’ayant pas craché « le venin ». Cabral Libii et ses lieutenants qui entendaient à en croire certaines sources se prononcer non seulement sur le contentieux post-électoral, l’écho donné à sa sortie sur Bbc Afrique, mais surtout de son avenir politique au terme de la présidentielle qui n’a été possible qu’avec la coalition entre son mouvement « Onze Millions de Citoyens » et le parti Univers qui a pour capitaine opérationnel Prosper Nkou Mvondo. On n’en saura finalement rien de tout ça puisque Bassilekin Georges Magloire, Administrateur civil principal et sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé 4 n’a pas permis qu’il y ait échange entre le candidat à la présidentielle et les hommes de médias au motif de « manifestation non déclarée ».

Le chef de terre au-delà de Cabral interdisait même « toute autre personne de son chef » à prendre la parole pour quoique ce soit. Curieusement l’arrêté n°-400/A/J06/Sp est signé le jour de l’interdiction de la manifestation ce qui donne quand même lieu de s’interroger tant il est vrai l’on est déjà habitué que des manifestations soient interdites sous le prétexte de « risques de troubles à l’ordre public ». Cabral qui n’exclut pas de travailler avec le gouvernement de Biya à la condition que des préalables soient considérés. « Il s’agit des conditions d’une transition » selon Cabral  qui portent « sur des réformes structurelles touchant au code électoral, à la constitution… » Bref la mise en place « d’un comité de normalisation démocratique » qui intègre des réformes dans « le fonctionnement de l’Etat pour privilégier la transparence et la performance ». 

Daniel NDING

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