Présidentielle camerounaise : la note de la société civile

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Malgré les tentatives d’interdiction, des organisations de la société civile ont réussi à dresser devant les médias, les bons et mauvais points du scrutin du 7 octobre.

Malgré les tentatives d’interdiction, des organisations de la société civile ont réussi à dresser devant les médias, les bons et mauvais points du scrutin du 7 octobre.

Les Osc face aux médias.

Gros coup de publicité. La police, sous les instructions du Sous-préfet de Douala 1er a réussi l’exploit de sur-médiatiser la conférence de presse conjointe –Un Monde Avenir, Redhac (Réseau des droits de l’homme en Afrique Centrale), Dynamique Citoyenne, Wilpf (Ligue international des femmes pour la paix et la liberté)-. Ladite conférence devait avoir lieu dans un hôtel de la place à Douala, ce lundi 15 octobre 2018 à 11h. A la grande stupéfaction des organisateurs et des médias, le réceptionniste a interdit l’entrée dans la salle, pourtant préalablement payée. Quelques policiers débarquent. Ils informent que le Sous-préfet a interdit la rencontre. Un vacarme va s’en suivre, puis les live sur les réseaux sociaux. C’est tout courroucées que les Osc délocalisent la conférence au siège du Redhac. Confinés dans la petite salle, les médias peuvent enfin écouter le premier point  des Osc à l’issue de la présidentielle.

Mauvais points. Ils sont très nombreux. Coordinateur d’Un Monde Avenir, Philippe Nanga cite le délabrement avancé et la vétusté des kits dans l’ensemble ; l’inexistence d’un calendrier fixe d’actions de terrain dans les antennes communales ; l’insuffisance d’espace la privation du droit de vote, la violation du suffrage universel, le vote non transparent et non équitable ; l’insuffisance d’espace pour affichage des listes électorales définitives ou provisoires ; la confusion entre les lieux d’inscription et les points de retrait créée par la pratique des commissions mobiles d’inscriptions. Le Redhac a supervisé l’élection dans quatre régions (Nord-Ouest, Sud-Ouest, Littoral, Extrême-Nord). Selon ses premiers résultats, relève Maximilienne Ngo Mbe et Sylvie Jacqueline Ndongmo de Wilpf, il est à décrier le faible taux de participation des femmes, l’absence des représentants des candidats de l’opposition, l’encre délébile par endroit, manque d’infrastructures pour les personnes à mobilité réduite, intimidation de certains représentants de l’opposition ; l’attaque du convoi du journal Cameroon Tribune dans le Sud-Ouest ; l’attaque du convoi du Sous-préfet de Buea  à Muea ; menaces et assassinats  des populations par les séparatistes ; quatre soldats assassinés à Donga Mantung… Elle n’oublie pas la création des Ong fictives. Cas de la «fausse Transparency International et le Rodhac

Au rang des points positifs, on compte le calme des forces de sécurité, l’ouverture des bureaux de vote à 8h et la fermeture à 18h, la présence des agents électoraux, la coopération des agents d’Elecam avec les observateurs, «même ceux qui n’avaient pas d’accréditation, le réseau internet n’a pas été coupé», précise le Redhac. Président de Dynamique Citoyen, Jean Marc Bikoko attire l’attention du Conseil constitutionnel sur le respect des suffrages exprimés. A l’attention des partis politiques, «la présidentielle n’est pas une fin soi. C’est une étape. Le plus important pour les Camerounais c’est la résolution des multiples problèmes auxquels ils font face. Les vrais enjeux pour les Camerounais c’est les élections locales.» En attendant, ces Osc demandent au président à venir «de vite organiser un dialogue national avant les municipales, de mettre sur pied un code électoral consensuel avec un bulletin unique.» Sylvie Jacqueline  Ndongmo  invite les uns et les autres à la préservation de la paix. «D’où qu’elle vienne, la violence en ce moment est une menace. L’intérêt de supérieur de l’Etat doit prévaloir

Valgadine TONGA

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