Présidentielles 2018 : les terroristes perturbent le vote

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D’après l’Ong international Crisis Group, le taux d’abstention serait inférieur à 5% dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

Bien malin qui dirait si les populations du Nord-Ouest ont participé à l’élection présidentielle du 7 octobre dernier. A Bamenda II, au lieu dit Agem cultural hall qui comptait 281 inscris, selon Elections Cameroon, tout comme les bureaux situés à la Cbc Musang «A» avec 408 attendus, aucun votant n’a été enregistré. Au bureau de vote de Veterinary Clinic B, sur les 295 inscrits, 4 électeurs ont exercé leur devoir civique, au bureau de vote Veterinary Clinic «F», sur les 348 inscrits seulement 8 ont voté. Au bureau de vote Veterinary Clinic «E» qui estimait 342  électeurs inscrits à son compteur, seulement 28 ont accomplis leur devoir civique.

Les terroristes armés ont tenu leur promesse, ils ont perturbé le scrutin présidentiel dans la région du Sud-Ouest, mais surtout dans le Nord-Ouest ou des tirs ont été entendus

Dans un centre de vote à Douala.

A  Gbs Old Town «A» sur les 427 inscrits, seul 19 ont voté, à GS Old Town «A»  sur les 416 inscrits, 27 ont exprimé leur choix. Le  bureau de vote du PS Ntamulung ST a connu la présence de cinq  électeurs sur les 387 inscrits. Cliché similaire  à  Gbhs Bamenda «B» où trois électeurs ont voté sur les 262 inscrits.  A l’antenne électorale communale de Nkambe centre, 25 mille 297 électeurs y ont été inscris. Au final, seul 2 mille 541 personnes se sont présenté aux urnes. L’antenne communale d’Elecam a officialisé l’inscription de 18 mille 878 électeurs. Dans les urnes, seuls 64 personnes ont pu exercer leur devoir libre de citoyen. Dans l’arrondissement de Nkum département du Bui, sur un total de 15 mille 913 inscrits, 1090 se sont présentés dans les bureaux de vote.

Terrorisme

Les terroristes armés ont tenu leur promesse, ils ont perturbé le scrutin présidentiel dans la région du Sud-Ouest, mais surtout dans le Nord-Ouest ou des tirs ont été entendus tout au long dimanche dans de nombreuses localités. Ces violences ont contraint les autorités à réduire le nombre de bureaux de vote. Elles ont surtout dissuadé les électeurs de se déplacer. « Quand les électeurs sont effrayés, quand ils sont menacés, il est normal qu’ils ne veuillent pas exposer leur vie au terrorisme. C’est cela qui a entraîné ce faible taux de participation », explique Erik Essousse, le directeur général d’Elecam, l’organisme chargé d’organiser le scrutin. Si le taux de participation est faible, il n’est en revanche pas question d’en révéler la teneur exacte. D’après international Crisis Group, ce taux serait inférieur à 5% dans les régions francophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. C’est ce qu’indique Hans de Marie, chercheur à l’International Crisis Group (Icg), sur le compte Twitter d’International Crisis Group. Conseil constitutionnel, à vous l’antenne !

Daniel DING

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