Les répercussions des déviances sexuelles émergentes au Cameroun

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C’est officiel depuis ce mardi, 2 octobre 2018. Le livre « L’Excellence en Sciences », inscrit au programme en classe de 5ème du cycle d’enseignement secondaire général, est remis dans le marché du livre avec les pages querellées supprimées sur haute instruction de la hiérarchie. Sans conteste, la re-insertion de ce manuel scolaire, alors controversé, est le fruit de la contestation des agents de la communauté éducative, qui ont, au cours du mois de septembre, exigé le retrait de ce livre-polémiste. Que les onze pages de ce module querellé soient supprimées un mois après, témoigne de la prise en considération des critiques acerbes des médias –parmi lesquels La Voix Du Koat-, des parents, des enseignants et des leaders et acteurs socio-politiques. Lire aussi :Affaire du livre controversé « L’Excellence en sciences »: le président de la République tranche

ce livre-polémiste opte pour un style communicationnel occidentalo-centriste visant à reproduire les trajectoires des référentiels culturels de l'ailleurs. Le langage véhiculé autour de ces images de la zoophilie et de la perversion est fort osé et offusque la décence

Les pages en question déchirées par un parent d’élève. (Archives)

C’est le moins que l’on puisse dire en pareille circonstance. Lorsque les pages 59 et 60 du livre « L’Excellence en Sciences » de la classe de 5ème ont été postées le 6 septembre 2018, trois jours après l’enclenchement de l’année scolaire 2018-2019, il y a eu une levée de boucliers de la communauté éducative. Des journalistes, des enseignants-toutes catégories confondues-, des hommes d’églises, des leaders et acteurs socio-politiques, ainsi que des internautes ont fustigé le contenu de ce manuel scolaire, dont le module relatif à la lutte contre les comportements sexuels émergents et néfastes à la santé de reproduction s’est avéré lacunaire au plan méthodologique. En effet, la démarche de transmission de ce module des sciences de la vie et de la terre présentait un effet pervers lié à la dispensation des excroissances sexuelles contemporaines, lesquelles ne font guère partie intégrante de la socioculturalité camerounaise. Un front commun s’est donc créé et s’est solidifié durant deux semaines dans l’optique de contester l’enseignement à la progéniture scolaire mineure des pratiques sexuelles émergentes négatives, telles que la zoophilie, la fellation, le la sodomie, l’homosexualité… Lire aussi :Versets sataniques du manuel scolaire : l’indignation de la société civile

Si le segment d’enseignement consacré à l’éducation à la santé sexuelle en classe de 5ème est, globalement, doté d’un intérêt singulier dans le dessein de ne plus appréhender la sexualité comme un fait social tabou autant dans l’espace privé que dans la sphère publique camerounaise, la méthodologie de l’inculcation des cours mérite d’être faite avec tact, rigueur et, a fortiori, avec une conformité cadrée avec les logiques, les modèles et les référentiels socioculturels endogènes. Exposer, par exemple, une femme adulte en train d’enlacer le sein à un chien ou à une chèvre est un cliché de zoophilie, lequel peut créer un effet boomerang auprès des couches scolaires infantile et juvénile. En réalité, cette image, si elle continue d’être véhiculée dans la conscience collective de la progéniture scolaire fort éveillée, intelligente et sage, il n’est pas exclu, dans les prochains jours, que des enfants ayant la sensation, voire la propension à la découverte basculent dans la théâtralisation et dans la scénarisation de cette déviance sexuelle émergente avec une chatte ou avec une chienne dans un ménage. Surtout que des concitoyens agents socialisants élèvent ce genre d’animal domestique dans le cocon familial.

En s’inspirant, dans la même veine, du récit de vie de Etame contenu dans ce module d’enseignement querellé, controversé, contesté et supprimé, l’effet pervers, au sens de Raymond Boudon, Sociologue français, consiste certes, à, combattre la pratique de l’homosexualité masculine et féminine. Mais en présentant, dans cette trajectoire de vie socio-anthropologique de cet adolescent, le cliché de l’entretien des relations homosexuelles en contexte de précarité existentielle, les jeunesses du pouvoir, mues par la quête effrénée du gain facile à tout prix, sont susceptibles, a posteriori, d’adopter cet anti-modèle comportemental émergent homosexuel comme une passerelle d’ascension, d’intégration, de mobilité et de réussite sociales. L’enjeu étant la captation des ressources pécuniaires mirobolantes pour l’atteinte de la survie individuelle. Nous sommes là dans la mise en scène des trajectoires d’appropriation de l’argent facile bien que l’on devienne, malencontreusement et malheureusement, homosexuel.

Or, les conséquences inéluctables de la pratique homosexuelle sont préjudiciables tant l’individu voit son postérieur défoncé et détruit. Toute chose entraînant, entre autres, l’incontinence anale, la contraction des infections sexuellement transmissibles (Ist), du cancer de l’anus et de la pandémie planétaire qu’est le Sida. Que la haute autorité d l’Etat décide de faire supprimer onze pages querellées, controversées et supprimées est un acte salutaire qui traduit, sans conteste, l’accréditation des critiques légitimes faites par les agents de la communauté éducative.

Serge Aimé BIKOI

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