Campagne électorale : Koko Ateba, Georges Minyem, Longue Longue… portent Akere Muna

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Leur présence aux côtés du candidat, lors du grand meeting au Stade Cicam à Douala, n’a pas laissé la foule indifférente.

Après un meeting à Limbe dans la matinée, la caravane d’Akere Muna a directement mis le cap sur Douala, le jeudi 27 septembre 2018. Le Stade Cicam n’a pas tardé à se remplir, dès l’arrivée -aux environs de 18h- du candidat du Front populaire pour le développement (Fdp). A côté de lui, un traducteur en langage des signes; des leaders politiques tels Alice Sadio, présidente de l’Alliance des forces progressistes (Afp) ; Dieudonné Yebga du Manidem…mais aussi des hommes de la scène culturelle. Moins loquace, Georges Minyem, auteur du titre éponyme à succès «Le Solitaire» est venu de France -où il est Professeur d’université-, pour apporter son soutien à Akere Muna.

Leur présence aux côtés du candidat, lors du grand meeting au Stade Cicam à Douala, n’a pas laissé la foule indifférente

Akere Muna fait foule au stade Cicam.

Koko Ateba aussi. En accordant sa guitare, la diva de la musique camerounaise échange avec le public. «Akere Muna c’est quelqu’un qui aime la musique. Il produit les artistes, il aide les artistes contre rien. C’est un mécène, il est lui-même guitariste. Il a une vision du Cameroun», soutient-elle. «Quand j’étais petite, les soins à l’hôpital étaient gratuits. L’école était gratuite et quand on arrivait à l’université, on recevait une bourse chaque mois. Aujourd’hui il n’y a plus rien» regrette Koko Ateba, sur des applaudissements nourris dans la foule. Elle se souvient également des turpitudes judiciaires qu’elle a vécues au Cameroun à cause d’une de ses chansons, toute chose ayant motivé son exil. Pour l’artiste, Akere Muna est l’homme «propre et rigoureux» qui remettra les pendules à l’heure au Cameroun. Longue Longue n’en dit pas moins. Sa montée sur le podium suscite l’euphorie au stade. «Papa Paul tu es fatigué, vas te reposer», chante-t-il, en chœur avec le public.

Alice Sadio c’est comme le joker. Elle harangue la foule. Impose de sa voix et de ses paroles le silence. Le public est captivé. D’aucuns sont étonnés par autant d’énergie, de dynamisme, du sens de la rhétorique chez ce bout de femme. Alice Sadio tient en haleine la foule. Et appelle à voter pour «la République et non pour une tribu. Papa Paul Biya a travaillé pendant 36 ans. Il est temps qu’il se repose, qu’il prenne sa retraite.» Présidente de l’Upc, Habiba Issa invite les Camerounais à dire «non à l’injustice au Cameroun, à un pays où les concours dans les grandes écoles sont destinés aux enfants des riches, et le Bir aux enfants des pauvres. Non aux propositions indécentes aux jeunes, pour une offre d’emploi. Dites non en votant Akere Muna

Le Coordonnateur national du Mouvement Now s’attaque au slogan du candidat Paul Biya. «J’ai entendu parler de la ‘‘ la force de l’expérience’’. Quelle expérience avec 36 ans de détournement, 36 ans sans route, 36 ans d’hôpitaux sans médicaments… 36 ans de corruption.» L’homme qui a combattu la corruption à l’échelle internationale pendant 30 ans, promet de rapatrier les fonds détournés via les paradis fiscaux. Il dénonce aussi le système éducatif actuel, avec l’introduction des programmes sataniques dans les manuels scolaires. Une position soutenue par les ovations, les youyous du public. «L’avocat défenseur du peuple», scande-t-on dans la foule. Exit Douala, cap sur Bafoussam, ce vendredi 28 septembre.

Valgadine TONGA

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