Présidentielle 2018: singularités et curiosités de la liste des 28 dossiers de candidatures

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Parmi les 28 candidats dont les dossiers de candidatures ont été réceptionnés, il y a 22 leaders politiques et 6 candidats indépendants. Parmi les candidats indépendants, figurent:

1. Boboro Kekomo;

2. Hervé Choupo
Kamgaing;

3. Jean Patrice Etonde Etonde;

4. Edouard Barin Koulla;

5. Rigobert Gaban Aminou;

6. Geneviève Zeh Amvene.

Deux sur les 28 candidatures sont des femmes, en l’occurrence Habiba Issa de l’Upc et Geneviève Zeh Amvene, candidate indépendante.

Habiba Issa, de l’UPC.

Comparativement en 2011, où il y avait 52 dossiers de candidatures, et dont 21 avaient été retenus après 48heures de huis clos, il n’y a qu’une vingtaine cette fois-ci. Le montant du cautionnement, qui se chiffre à 30 millions de Fcfa, est, sans conteste, le déterminant économique majeur ayant entraîné la baisse de l’avalanche des dossiers de candidatures. En 2011, la caution requise pour candidater était une somme de 5 millions de Fcfa. En jetant un regard holistique sur l’ossature des 28 postulants, il apparaît que trois barons de la scène politique reviennent chaque fois qu’il se déroule un scrutin présidentiel. Ce phénomène date de 1992, année marquée par le retour au multipartisme au Cameroun. Il s’agit de Paul Biya du Rdpc, de Garga Haman Adji de l’Add et de Adamu Ndam Njoya de l’Udc. Seuls manquent à l’appel cette année le chairman du Sdf, Ni John Fru Ndi, Jean-Jacques Ekindi du Mouvement progressiste et Bello Bouba Maigari de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès(Undp).

Serge Espoir Matomba du Purs.

Les jeunes leaders qui font leur entrée dans le champ politique et qui sont, pour la première fois, candidats à la présidentielle sont: Cabral Libii Li Ngue Ngue du mouvement 11 millions de citoyens et candidat du parti Univers. Âgé de 38 ans, celui qui a été séduit par Emmanuel Macron, président de la République française, a bénéficié, ce jeudi, 19 juillet 2018, d’un soutien populaire de la démographie juvénile venu l’acclamer lors du dépôt de son dossier de candidature. Autre jeune leader qui s’intègre dans l’arène politique et qui, pour la première fois, a déposé son dossier de candidature à cette échéance électorale, c’est Habiba Issa. La quarantaine sonnée, elle est la présidente du comité directeur du parti historique. Aussi y a-t-il Serge Espoir Matomba, Valentin Engono, Ndifor Afanwi, Jean Patrice Etonde Etonde, Edouard Barin Koulla, Rigobert Gaban Aminou, Steve Léopold Ndjoumou et Charlie Ndjapa.

Dans cette liste des postulants, il y a des candidats spécialistes de la présidentielle qui reviennent à chaque scrutin. Bertin Kissob du Cameroon party for social justice et Isaac Feuzeu du Mouvement pour l’émergence et le réveil du citoyen. Des figures non des moindres de la politique qui n’ont jamais participé à la présidentielle au Cameroun, et dont la côte de popularité, sur l’échiquier politique, est repérable, sont au nombre de deux. Maurice Kamto du Mrc, qui a démissionné du gouvernement en 2012 et qui a fondé le parti dont il tient les rênes, en est un exemple. Il en est de même de Akere Muna du mouvement Now, investi par le Front populaire pour le développement(Fpd).

Précisons qu’à la suite de cette étape qui s’est achevée à minuit par le propos de Eric Essusse, le directeur général des élections, place est faite au conseil électoral d’Elections Cameroon qui prend, d’ores et déjà, le relai pour passer au peigne fin ces 28 dossiers de candidatures. L’article 10 du Code électoral indique : «Le Conseil électoral veille au respect de la loi électorale par tous les intervenants de manière à assurer la régularité, l’impartialité, l’objectivité, la transparence et la sincérité des scrutins. A ce titre, le Conseil électoral opère la vérification et les contrôles qu’il juge opportuns; examine les dossiers de candidatures et publie la liste ou les listes définitives des candidats à l’élection présidentielle, aux élections législatives, sénatoriales, régionales et municipales».

Cette disposition est complétée par les articles 125(1): «Le Conseil électoral peut accepter ou déclarer irrecevable une candidature. (2) la notification de la décision motivée de rejet d’une candidature est faite par le directeur général des élections. Une copie de ladite décision est immédiatement communiquée au Conseil constitutionnel». Selon l’article 126, «soixante(60) jours au moins avant la date du scrutin, le conseil électoral arrête et publie la liste des candidats. Notification en est faite immédiatement au Conseil constitutionnel».

Serge Aimé BIKOI

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