Sécessionnisme : un couple assassiné dans le Nord-ouest

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Leur péché est entre autres, d’avoir tenu à l’effectivité des cours à l’école d’Atanga dans la Momo.

Monsieur Muzam et son épouse Muzam Mary Ngah, âgés respectivement de 47 et de 42 ans ont été froidement assassinés le 16 juin 2018. Le communiqué de presse du 17 juin courant du ministre de la Communication renseigne que la triste scène s’est déroulée aux alentours de 16h30min, au quartier Atanga, sur l’axe reliant l’arrondissement de Batibo dans le département de la Momo, région du Nord-ouest.

Leur péché est entre autres, d’avoir tenu à l’effectivité des cours à l’école d’Atanga dans la Momo. Monsieur Muzam et son épouse Muzam Mary Ngah, âgés respectivement de 47 et de 42 ans

Issa Tchiroma

«Le jour du drame, les infortunés se rendaient au chevet d’un de leur parent, la mère de monsieur Muzam, pour lui apporter du réconfort dans une maladie à laquelle elle fait face depuis quelque temps», explique le ministre Issa Tchiroma Bakary. Ce sera, hélas, le dernier voyage du couple. Sur place, «ils ont été kidnappés par leurs bourreaux, qui après les avoir bâillonnés, ligotés et leur avoir bandés les yeux, les ont conduits devant la chapelle des lieux avant de les abattre, visiblement au moyen d’armes à feu.» Les deux enfants -6 et 10 ans- restés à la maison ne reverront plus leurs parents. Ils apprendront seulement que les corps sans vie de leurs géniteurs sont gardés à la morgue de l’hôpital de Batibo. La Gendarmerie nationale a conduit ces enfants désormais orphelins, à l’Etat-Major. «Contact a été pris avec leur sœur ainée âgée de 24 ans qui réside à Douala, pour la garde de ses cadettes

Le couple Muzam a été arraché à la vie «en représailles à leur engagement à faire vivre l’école à Atanga. Ainsi qu’en raison de leur militantisme politique.» La défunte Muzam Mary Ngah était notamment présidente de la Sous-section Ofrdpc (Organisation des femmes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais) de Batibo. Face à ce énième «acte ignoble perpétré contre d’innocentes populations civiles », le gouvernement camerounais «prend une fois de plus à témoin la communauté nationale et internationale face à l’obscurantisme et la dérive sanguinaire de ces bandes terroristes.» Des dérives donc des Ong dites humanitaires, soutenues par certains médias occidentaux font volontiers fi. Ils assènent sans coup férir, des fois à coup de vidéos montages, l’armée régulière camerounaise, pourtant chargée de défendre la souveraineté et l’intégrité du territoire national. Une pratique malsaine qui pousse les observateurs à légitimer la thèse d’un complot pour la déstabilisation du Cameroun.

Daniel NDING

Lire aussi : http://lavoixdukoat.com/2018/02/15/secessionnisme-pour-qui-roulent-medias-occidentaux/

http://lavoixdukoat.com/2018/03/09/terrorisme-interdiction-mototaxis-anglophones/

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