Diane Ngankam : «Dans le domaine de l’emploi, les femmes ont plus de difficultés à émerger»

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Vulgariser les sciences informatiques auprès de la gent féminine issue  de toutes les couches et proposer une formation intégrale des personnes est le défi que devra réaliser le Port Bell Academy. Cette école qui est encore en projet sera établie au quartier Ndogbong à Douala. Les dames de l’Association pour le développement intégral de la personne (Adip) -portée par leur présidente Dr Nathalie Elong Kana- sont initiatrices du projet. Qui a été présenté au public jeudi 14 juin 2018 à Douala. Port Bell Academy est prévu pour être un catalyseur de développement humain et de professionnalisme des jeunes filles et des femmes, avec à la clé d’importants débouchés à offrir. Tout ce dont l’association a besoin c’est les contributions financière et matérielle de tous. Les dames de l’Adip ont, elles-mêmes déjà fait une mobilisation à hauteur de 11millionsFcfa. Somme ayant permis l’achat d’une surface de 5000m2 où sera élevée la bâtisse. Secrétaire générale de l’Adip, Diane Ngankam  revient en détail sur les raisons le projet Port Bell Academy, le montant à cotiser, les débouchés…

Vulgariser les sciences informatiques de la gent féminine issue  de toutes les couches et proposer une formation intégrale des personnes est le défi que devra réaliser

Qu’est-ce qui a poussé Association pour le développement intégral de la personne –Adip- a pensé le projet Port Bell Academy ?

Nous nous sommes rendu compte au sein de l’Adip que nous faisons face à certains problèmes dans la société : le chômage des jeunes et des femmes, le déficit d’éthique qui justifie qu’aujourd’hui, un pays riche comme le Cameroun souffre encore alors qu’il pourrait être un catalyseur dans la sous région. Nous avons le choix de rester dans notre coin et critiquer ou alors, après avoir critiqué parce que la critique constructive fait grandir, nous décidons de passer à l’action. C’est dans ce cadre que les dames d’Adip se sont assises et ont réfléchi sur quel angle commencé pour résoudre le problème. Nous avons donc choisi de proposer la formation intégrale de la personne, parce que l’être humain est le chef d’œuvre de la création. C’est lui qui peut, soit détruire, soit construire. Nous avons décidé de croire en le Camerounais, en la Camerounaise. Il était question pour nous de savoir ce que nous pouvons faire du potentiel que nous avons. Port Bell Academy est la solution que nous avons trouvé. Il est dit que Douala est le poumon économique du Cameroun, raison pour laquelle nous avons choisi la ville pour accueillir le projet. Il y a un fort potentiel ici et surtout, à partir de cette académie informatique, les valeurs humaines et spirituelles sont mises en valeur pour transformer notre pays. Nous voulons que la jeune camerounaise que nous avons aidée, tende aussi la main à une autre demain.

Présentez-nous les spécificités du Port Bell Academy…

Port Bell Academy sera ce cadre physique qui va être mis sur pied pour accueillir les formations en informatique, en leadership et développement, en anglais intensif. Nous avons identifié le déficit du pays dans ces domaines, et nous voulons créer des emplois rapidement. Nous voulons, avec les écoles environnantes, impacter en une année 700 jeunes, 300 adultes. Lorsque chacun va rentrer dans sa famille –nous savons que les familles camerounaises sont constituées d’au moins trois ou quatre personnes-, nous savons que nous allons impacter sur un millier de familles. C’est énorme.

Quel est le budget requis pour la concrétisation de l’école ?

Nous aimerions qu’avec les donateurs étrangers, les entreprises camerounaises, le Camerounais lambda, votre intellect, que nous contribuons tous à trouver cette somme pour créer des emplois et toucher des familles au quotidien. Que chacun découvre la joie de donner pour les autres afin que nous arrivions à mobiliser 600millions Fcfa pour faire sortir de terre cette bâtisse.

Cette académie accueillera la jeune fille et la femme. Pourquoi la gent féminine ?

Nous avons choisi la jeune femme parce qu’aujourd’hui dans le domaine de l’emploi de façon générale, les femmes ont plus de difficultés à émerger. Parce qu’elles ont multiples responsabilités dans la famille, en entreprise… Nous voulons former la jeune fille très tôt pour qu’elle comprenne qu’elle a les capacités de le faire. Ensuite parce qu’on s’est rendu compte que lorsque vous formez une jeune fille ou une femme, elle va rapidement, comme l’a dit notre partenaire Rebecca Enonchon, se mettre avec d’autres femmes pour créer d’autres choses. L’autre raison est que les femmes sont très attirées par le domaine informatique mais elles sont encore sous représentées. L’idée est de leur montrer que ce domaine leur est ouvert et il y a de forts potentiels pour elles. Il s’agit d’arriver à cette complémentarité homme/femme pour pouvoir transformer notre société. Toutes les informations sont disponibles sur notre site http://www.portbellacademy.com

Réalisée par Valgadine TONGA

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