Consommation du tabac… Confidences de quelques figures médiatiques

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Ralph de Claude est un jeune actant médiatique ayant décidé d’arrêter de consommer la cigarette en 2017 après avoir été souffrant durant un an dans un centre hospitalier de la capitale politique. Il en est de même de celui qu’on appelle Ben Benjo Benjamin de Benji. Qui a pris la même décision il y a 20 ans en raison des problèmes de santé individuelle et sexuelle endurés antérieurement. Ces deux singularités médiatiques relatent le circuit de vie expérimenté pendant ces moments marqués par la forte consommation du tabac. Les trajectoires de ces anciens consommateurs de tabac sont présentées à l’occasion de la célébration, ce 31 mai 2018, de la journée mondiale sans tabac.

«Pendant l'acte sexuel, explique Ben Benjo, j'avais des signes d'essoufflement». L'actuel collaborateur à Canal 2 international a subi  des effets de la consommation du tabac

Ralph De Claudy.

«Je préfère te voir avec une bouteille de bière qu’avec une cigarette». C’est le propos adressé en 2017 à Ralph de Claudy par sa sœur aînée alors que ce dernier n’était pas encore interné à l’hôpital Jamot. La quarantaine sonnée, R. de Claudy ne s’éloignait guère de la cigarette pendant des moments ludiques, jusqu’au jour où le médecin a débusqué qu’il souffrait de la tuberculose assortie d’une infection pulmonaire. Homme de médias aujourd’hui à la silhouette amaigri, l’animateur radio se remet progressivement de la pathologie dont il avait souffert pendant un an. «J’ai passé un an à l’hôpital étant malade parce que j’ai contracté la tuberculose et les comprimés que nous prenions chaque matin à 5h n’étaient pas faciles à consommer». La mine sereine, Boade, de son vrai nom, se souvient de son passé d’ancien fumeur régulier et précise: «J’ai passé de très beaux moments pendant que j’étais encore fumeur. Aujourd’hui, je peux dire à tous ceux qui m’écoutent de cesser de consommer  la cigarette». Et pour cause. Pour R.de Claudy, «les conséquences sont très graves et très difficiles».

L’homme de médias constate qu’à défaut d’avoir des personnes susceptibles de venir à votre rescousse, vous risquez de passer de pires moments et de rendre l’âme. «Si vous n’avez pas les moyens, vous vous pouvez trépasser», avoue-t-il.  L’ancien animateur de la Rts (Radio Tiemeni Siantou) dégage, en substance, deux éventualités en termes de répercussions pouvant survenir au cas où vous êtes internés dans un centre hospitalier. «Si vous êtes chanceux, vous sortez de l’hôpital sans contracter d’autres maladies. Par contre, si vous êtes malchanceux, vous ressortirez encore avec d’autres maladies». Cette thèse ne le dispense pas de conjecturer sur le poids que le patient-consommateur de tabac représentera non seulement pour lui-même, mais aussi pour son environnement immédiat. «Vous mettez votre famille en difficulté; vous-même êtes en difficulté. Si par exemple, tu avais un emploi, tu le perds facilement», affirme sans ambages cet homme de médias. L’on se souvient que c’est sur ces entrefaites que Ralph de Claudy a perdu son emploi à Royal Fm.

Infection pulmonaire

«Pendant l'acte sexuel, explique Ben Benjo, j'avais des signes d'essoufflement». L'actuel collaborateur à Canal 2 international a subi  des effets de la consommation du tabac

Ben Benjo de Benjy.

«J’ai fumé pendant 20 ans. Au départ, c’était par mimétisme». L’auteur de ce propos est une figure bien connue de la scène publique. Ben Benjo de Benji, de son vrai nom Benjamin Mbetsobe Yakana, explique s’être lancé dans la consommation du tabac sous l’effet d’un phénomène de mode mû par un environnement juvénile enclin à la parodie de certains modèles. Mais chemin faisant, l’actuel collaborateur extérieur à Canal 2 international a subi  des effets de la consommation du tabac. «A la longue, je me suis rendu compte que fumer n’était pas bénéfique. D’abord, je suis un grand sportif, et pendant les exercices sportifs, mes performances diminuaient puisque ça agissait dans les poumons», relate Ben Benjo. Les conséquences se vérifient aussi à l’aune de la sexualité de l’acteur de médias. «Pendant l’acte sexuel, explique Ben Benjo, j’avais des signes d’essoufflement». Celui qui est, parallèlement, devenu  chef traditionnel de 3ème degré, confie : «Je songeais à arrêter de fumer parce que j’avais la toux; je ressentais une espèce d’infection pulmonaire». Mais après s’être rendu compte à l’hôpital qu’il ne souffrait d’aucune maladie, le transfuge de la Rts s’est progressivement défait du manteau de fumeur régulier d’abord pendant deux semaines. C’est après cette étape que Ben Benjo a commencé à rompre avec le tabac sans que cela n’affecte son mental.

Selon les derniers chiffres rendus publics par l’Organisation mondiale de la santé(Oms), plus de 300.000 jeunes sont consommateurs du tabac dans le monde entier. «Le tabac et les cardiopathies», c’est sous ce thème que s’est célébrée la présente journée mondiale sans tabac. Selon l’Institut national de la statistique(Ins), plus d’un million de Camerounais ont des contacts avec les produits du tabac. Si rien n’est fait, selon l’Oms, «le tabagisme deviendra, d’ici 2020, la principale cause de mortalité dans le monde».

Serge Aimé BIKOI

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