Crise sécuritaire : Le cri de détresse des évêques du Cameroun

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Dans un document rendu public mercredi 16 mai 2018, Samuel Kleda exige une médiation pour régler la crise sociopolitique actuelle qui sévit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest-Cameroun. Le président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (Cenc) estime que cette médiation a pour enjeu d’épargner le pays d’une guerre civile inutile et sans fondement.

La Conférence épiscopale nationale envisage d’ailleurs porter plainte contre X pour «assassinat de Jean-Marie Benoît Bala ». Un dossier que Mgr Samuel Kléda

Mgr Samuel Kleda.

Invoquant l’esprit de Pentecôte cette semaine, lequel touche les cœurs des Camerounais et les entraîne sur le chemin de la paix et de l’unité, S. Kleda et ses pairs lancent donc ce cri de cœur au nom de l’Éternel Dieu Tout-puissant. Afin que «cessent toutes formes de violences et que des compatriotes arrêtent de s’entretuer» tant ils sont, poursuit le prélat, «des frères et sœurs». Des évêques concluent à l’appel au dialogue, à la justice, à la réconciliation et à la paix au Cameroun.

En rappel, depuis octobre 2016, les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest-Cameroun sont confrontées à des situations difficiles marquées par des violences inhumaines et une radicalisation des terroristes. Ce document des évêques est publié dans un contexte où Joseph Beti Assomo reconnaît des bavures commises par certaines forces de sécurité publique. Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef) a rendu public un communiqué le 15 mai 2018, où il annonce des sanctions draconiennes à l’égard des forces de maintien de l’ordre qui ont, le 12 mai 2018, ligoté et torturé un présumé terroriste nommé Tsobonyi Alphonse Tatia plus connu sous le pseudonyme de « Title man » et « Général ». Ce dernier, «qui était recherché ces dernières semaines dans le Nord-ouest, a été, en réalité, arrêté ce jour-là (12 mai 2018, Ndlr). Une enquête à, d’ailleurs, été ouverte par le Mindef. Question d’identifier et de sanctionner les auteurs de ces exactions.»

Serge Aimé BIKOI

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