Stabilité sociale : Plaidoyer contre l’instabilité, la division, de désunion…

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Cette symphonie a été clamée ce mardi, 15 mai 2018 par Marie-Thérèse Abena Ondoa. A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la famille, ce jour, dont le thème est: «Famille camerounaise: paix et stabilité sociales», la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) exhorte les agents familiaux à la restauration des valeurs qui garantissent la paix et la stabilité sociales.

Cette symphonie a été clamée ce mardi, 15 mai 2018

Marie Thérèse Abena Ondoa

La fraternité, la solidarité, l’entraide, l’entente, l’humanisme, l’amour, la tolérance, le respect d’autrui, le respect de la chose commune et le vivre-ensemble sont dix valeurs exaltées par la ministre de la Promotion de la femme et de la Famille. M.-T. Abena Ondoa est partie d’un contexte marqué par la crise sociopolitique actuelle, laquelle sévit dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest-Cameroun, mais aussi et surtout par l’atmosphère insécuritaire qui prévaut dans l’Extrême-Nord, dans l’Adamaoua, ainsi que dans l’Est-Cameroun, où des familles font face à des mouvements de terreur. Ces actes mortifères, explique la Minproff, «déstabilisent et endeuillent de nombreuses familles».

Au-delà de ce contexte sociopolitique prédominant et, a fortiori, préoccupant, l’édile de ce département ministériel énumère, en outre, d’autres déterminants sociaux, lesquels participent à déstructurer et à désunir les familles camerounaises. Abena Ondoa cite, entre autres, «la consommation de l’alcool, de la drogue et d’autres substances illicites, l’inceste, le viol et d’autres types de violences physiques et psychologiques.» Il s’agit là des anciens phénomènes sociaux à l’origine de la désagrégation des instances de socialisation de base. Un nouveau fait social entre, dans la même veine, en ligne de compte dans le processus de déstabilisation des structures familiales: l’utilisation abusive et incontrôlée des réseaux sociaux. Toute chose qui, dans les cellules domestiques, marque la distance, voire la ségrégation entre les membres des familles tant chaque individu est, en permanence, connecté sur les techno-médias et, singulièrement, sur les réseaux sociaux (whatsaap, facebook, twitter, instagram, imo, mesenger, badoo, etc).

«la consommation de l'alcool, de la drogue et d'autres substances illicites, l'inceste, le viol et d'autres types de violences physiques et psychologiques.»

Enfants de la rue.

La figure de proue du Minproff ne manque pas, par la suite, d’énoncer la nomenclature des corollaires de ces anciens et nouveau phénomènes périclitant les cellules de formation de la personnalité de base de la progéniture familiale. Elle relève, au moindre des cas, «l’accroissement de la pauvreté, la création des scenarii de violence et d’agressivité, la déliquescence des mœurs, la dégradation de la santé, la sous-scolarisation des enfants, la délinquance juvénile, voire la mort au pire des cas». Au regard de ces conséquences néfastes, la Minproff exige le retour aux valeurs fondamentales (fraternité, solidarité, amour de soi et d’autrui, respect mutuel, entraide, partage, interconnaissance, etc), ciment de l’union et de la stabilité familiales puisque, explique-t-elle en substance, «le fonctionnement harmonieux des familles est la garantie d’une société paisible et stable, la famille restant et demeurant le socle du développement d’un pays». Abena Ondoa conclut en invitant les familles camerounaises «à cultiver le sens de la patrie, le respect du bien public, la promotion de la paix et de la tolérance pour devenir des citoyens modèles, artisans et garants de la paix, promoteurs du vivre-ensemble».

Serge Aimé BIKOI

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