Fête du travail : des syndicalistes dénoncent l’échec du dialogue social

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Les deux leaders des corporations syndicales qui se sont exprimés sur la place boulevard du 20 mai à Yaoundé soutiennent d’ailleurs que le fait de rabâcher, chaque année, les thématiques sur le dialogue social est un disque rayé.

C’est  Antoinette Ekoan qui fait un diagnostic sans complaisance des formes de dialogue social implémentées dans différents secteurs d’activités. Pour la présidente de la Confédération camerounaise des travailleurs, la brèche du dialogue social souffre d’un déficit d’une communication franche entre employeurs et employés. En effet, d’après cette femme leader du mouvement syndical, le constat d’échec dans la définition du dialogue social résulte «d’une absence des mécanismes de consultations, de communication et de négociation entre le patronat et les travailleurs». A.Ekoan relève, en guise d’illustrations: «Chaque année, les mêmes problématiques structurelle et conjoncturelle sont recensées et exposées sur la place du boulevard sans qu’aucune contribution notable ne soit apportée pour remédier à des récriminations qui se posent avec acuité dans le monde de l’emploi».

Les deux leaders des corporations syndicales qui se sont exprimés sur la place boulevard du 20 mai à Yaoundé soutiennent d’ailleurs que le fait de rabâcher, chaque année, les thématiques sur le dialogue social est un disque rayé.

Les travailleurs au pas. 1er mai 2018 au Boulevard du 20 mai.

 C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Ekoan, présidente de la Confédération camerounaise des travailleurs et Jean- Marie Ndi, président de la Confédération des syndicats autonomes du Cameroun estiment, tous les deux dans leurs allocutions, que la thématique de la 132ème édition de la journée internationale du travail est un disque rayé.  Réponse du berger à la bergère: le ministre du Travail et de la Sécurité sociale(Mintss) pense, dans son discours-bilan, que «le dialogue social est une construction permanente» tant les efforts sont faits pour parachever ce processus. Si pour les syndicalistes, 15% de la population des ouvriers ont accès à la sécurité sociale, Grégoire Owona développe une thèse contraire. Pour le patron du Travail et de la Sécurité sociale, la poursuite de la couverture de la sécurité sociale s’élève à 25%.

Plus de 400 entreprises des secteurs public, parapublic et privé ont participé à cette marche des travailleurs au rang desquels figurent des entreprises audiovisuelles. Sur la trentaine de radios existant dans le département du Mfoundi, seule la Rts (Radio Tiemeni Siantou) y a contribué avec un carré d’une cinquantaine de défilants.

Serge Aimé BIKOI

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