Journée fériée et chômée : journée de paresse pour des étudiants

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Ce lundi, 30 avril 2018 est journée fériée et chômée au Cameroun en raison de la journée internationale du travail qui se célèbre demain et de la journée d’hier, laquelle était non-ouvrable. Dans la sphère académique, des étudiants, pour la plupart,  affirment que les journées fériées les incitent à s’enliser dans la paresse. Rencontrés dans les rues de Yaoundé, ces jeunes étudiants et commerçants environnant le champ universitaire s’exprime dans ce reportage.

Ce lundi, 30 avril 2018 est journée fériée et chômée au Cameroun en raison de la journée internationale du travail qui se célèbre demain et de la journée d'hier, laquelle était non-ouvrable. Dans la sphère académique,

Des étudiants.

C’est une atmosphère moins colorée de vacarme qui règne dans la ville de Yaoundé. Des individus jonchent les trottoirs. Des commerçants ambulants  s’affairent à écouler leurs produits. Des véhicules circulent sur des artères moins embouteillées. Un regard rivé sur le campus de l’Institut Siantou supérieur(Iss) permet de constater la vacuité des salles de classe et les allées et venues des grappes d’étudiants occupés à réviser leurs cours pour les uns et à faire des cours de rattrapage pour les autres. Interrogés sur la perception des journées fériées dans l’environnement académique, des apprenants n’hésitent pas à les appréhender comme une période propice au développement des attitudes liées à la paresse et à l’oisiveté surtout en ce qui concerne les étudiants qui arpentent, pour la première fois, le sentier universitaire. Joseph Boyomo, étudiant en Électrotechnique, soutient: «Pour les étudiants de 1ere année, il y a plus une tendance à multiplier des comportements liés à la paresse puisque c’est un temps libre».

Bien que l’ethos de la paresse soit incrustré dans les mentalités des cop’s,  des étudiants de 2ème année en cycle Bts (filières confondues) ne dorment pas sur leurs lauriers tant ils s’attèlent à remédier à leurs lacunes dans des groupes d’études. «Les étudiants de 2ème année sont au moins consciencieux et se concentrent sur leurs études lors des jours fériés  sachant qu’ils préparent leurs examens en fin d’année», poursuit Roger Pouagal.

Le mois de mai, dans l’imaginaire collectif, est cerné comme le mois des fériés. Le 1er mai, le 20 mai et le 3ème jeudi consacré à la célébration de la fête de l’ascension, symbole de l’élévation de Jésus-Christ au ciel, sont des journées fériées et chômées dans les secteurs publics et parapublics. Ces périodes mortes entraînent, sans conteste, une incidence sur la productivité et sur la rentabilité des opérateurs du secteur de la photocopie et de la sténodactylographie, giron fréquenté par la démographie estudiantine. C’est du moins ce que relève, avec une teinte d’aigreur, Jean Bertin Fodjeu: «Les journées fériées créent des conséquences néfastes, car il y a diminution du nombre d’étudiants et les revenus baissent de manière sensible au point où il y a une diminution des recettes». Malgré tout, ces acteurs ne lâchent pas prise et s’escriment à opter pour des méthodes subtiles consistant, du moins, à parer à toute éventualité. «Avec ces journées, nous sommes parfois obligés de jongler en se livrant à des activités parallèles, source de revenus», conclut J.B.Fodjeu.

Serge Aimé BIKOI

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